Archéologie et Pierres Précieuses : Un Voyage à Travers l'Histoire et la Science

Introduction à l'Archéologie

L'archéologie est une discipline scientifique dont l'objectif est d'étudier l'être humain à travers l'ensemble des vestiges matériels (artefacts et faits archéologiques) ayant subsisté au cours des siècles. Provenant de fouilles ou non, ces vestiges sont de natures variées : outils, ossements, poteries, armes, pièces de monnaie, bijoux, vêtements, empreintes, traces, peintures, bâtiments, infrastructures, etc.

L'ensemble des artefacts et des écofacts relevant d'une période, d'une civilisation, d'une région, ou d'un peuplement donné, s'appelle culture archéologique. Cette culture matérielle est avant tout un concept basé sur l'assemblage de vestiges retrouvés dans des espaces et dans des chronologies contingentes, sur un même site, ou dans une même région, par exemple.

Schéma représentant la diversité des vestiges archéologiques découverts.

Les Méthodes et Spécialités Archéologiques

L'archéologue, dans une approche diachronique, acquiert donc l'essentiel de sa documentation à travers des travaux de terrain, par opposition à l'historien, dont les principales sources sont des textes. Cependant, l'archéologue utilise aussi des documents écrits lorsque ceux-ci sont matériellement disponibles, tout comme il peut faire appel aux sciences de la vie et de la terre, regroupées méthodologiquement dans ce qu'on appelle les « archéosciences » (comme l'archéométrie, l'archéologie environnementale, etc.), ou aux autres sciences humaines.

L'existence ou non de sources textuelles anciennes a permis d'établir une division chronologique des spécialités archéologiques en trois grandes périodes :

  • L'archéologie de la Préhistoire (absence de sources textuelles)
  • L'archéologie de la Protohistoire (peuples n'ayant pas de sources textuelles mais étant cités dans celles de peuples contemporains)
  • L'archéologie des Périodes historiques (existence de sources textuelles)

Origines et Évolution de l'Archéologie

Le mot « archéologie » vient du grec ancien archaiología et est formé à partir des éléments archaios « ancien », lui-même issu de arkhê, et logos « mot, parole, discours, science ». La première attestation d’un récit ou d’une interprétation à proprement parler archéologiques remonte à la période grecque classique, et nous est racontée par Thucydide, qui mentionne la découverte de tombes anciennes lors de travaux à Délos.

La discipline prend sa source dans le monde des antiquaires et dans l'étude du latin et du grec ancien, qui l'inscrivent naturellement dans le champ d'étude de l'histoire. Cyriaque d'Ancône (vers 1391 - vers 1455) est considéré comme un pionnier, ayant redécouvert des sites grecs antiques prestigieux et copié de nombreuses inscriptions.

Portrait de Cyriaque d'Ancône ou une illustration de ses découvertes.

Après lui, d'autres voyageurs, dans le cadre du Grand Tour, ont visité les hauts lieux de la culture antique, en ramenant des vestiges et en les documentant par des illustrations et des récits. Initialement, les fouilleurs recherchaient avant tout des trésors ou des objets précieux destinés à alimenter les collections privées ou royales. Les musées furent le cadre des premières réflexions sur les cultures matérielles, avec des figures importantes comme Anne Claude de Caylus et Jacques Boucher de Perthes.

La découverte du site de Pompéi marque un tournant. Les fouilles, débutées en 1748, ont permis l'identification certaine de la ville en 1763. Entre 1860 et 1875, Giuseppe Fiorelli révolutionne les méthodes de fouilles avec ses décapages horizontaux successifs et le développement des moulages au plâtre.

Vue des ruines de Pompéi ou une illustration des méthodes de Giuseppe Fiorelli.

La Renaissance Nordique et les Premières Collectes

Durant la Renaissance nordique, l'intérêt pour ce que la terre pouvait cacher grandit. La découverte de mégalithes, tumuli et inscriptions runiques suscite une volonté de rassembler et découvrir des objets à des fins didactiques. En 1555, Olaus Magnus publie une description historique, géographique et ethnographique.

À la fin du XVIe siècle, la collecte d'antiquités nordiques s'intensifie, associant la connaissance des sources à la pérégrination. Johan Bure, s'intéressant au déchiffrement des runes, collecte et analyse systématiquement ces inscriptions, proposant un alphabet précis, des règles de transcription et un système de datation. Son travail méticuleux sur les dessins et le matériel épigraphique, ainsi que sa quête d'inscriptions, font de son entreprise la première approche archéologique professionnelle.

L'Archéologie en Scandinavie et en Europe

Le royaume de Suède est le premier État à avoir un service archéologique. En Scandinavie, l'archéologie est perçue comme une part décisive de l'histoire. Ole Worm joue un rôle important en développant une nouvelle science des antiquités, combinant relevé, collection, interprétation et pérégrination. En 1643, il publie un manuel pratique d'archéologie où il classe les objets par matériau, terre, pierre et utilité, définissant les objets par fonction : autel, sanctuaire, sépulcres, épigraphes, places publiques. Il tente de comprendre les vestiges et de les relier au paysage, ordonnant les connaissances en un système intelligible.

L'archéologie en tant que science apparaît dans les années 1880. Auparavant, les restes physiques étaient souvent considérés comme des champs de ruines exploités sans vergogne pour la revente aux antiquaires, une attitude atteignant son apogée au début du XIXe siècle avec la vogue de l'antiquarianisme.

Le XIXe Siècle : Nationalisme et Institutions Archéologiques

Le XIXe siècle est déterminant pour la naissance du sentiment de nationalité, et l'archéologie se développe à l'échelle nationale pour justifier les origines historiques et ethniques d'une nation. La France développe une archéologie mégalithique, gallo-romaine, mérovingienne. Napoléon III lance les fouilles sur le site d'Alésia.

L'Allemagne observe un mouvement similaire de nationalisation et de rationalisation de la discipline. Le XIXe siècle voit également la création de grands instituts archéologiques à l'étranger. En Grèce, l'École française d'Athènes est fondée, et des concessions sont cédées aux Européens pour fouiller de grands sites, comme Delphes aux Français et Olympie à l'Allemagne.

En Italie, la fondation de l'Institut archéologique allemand à Rome en 1829 par Eduard Gerhard est une étape importante. Le XIXe siècle est aussi le siècle de l'archéologie orientale, marqué par la redécouverte des grands sites mésopotamiens comme Ninive et Babylone. La découverte des origines de l'écriture et des civilisations palatiales d'Orient entraîne un transfert patrimonial sans précédent entre l'Orient et l'Europe occidentale.

Carte montrant les principaux sites archéologiques découverts au XIXe siècle.

La découverte des langues les plus anciennes de l'humanité par les archéologues et linguistes soulève la question des origines indo-européennes des peuplements de l'Europe, un thème souvent politisé.

Le XXe Siècle : Renouveau Théorique et Scientifique

La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle sont marqués par l'émergence du scientisme, du positivisme et du constructivisme. Le darwinisme et les preuves de l'antédiluvianité de l'homme repoussent les théories créationnistes et permettent à l'archéologie préhistorique de poser les bases de la réflexion sur l'évolution humaine.

La deuxième moitié du XXe siècle connaît un grand renouveau théorique avec l'archéologie processuelle, qui jette les bases d'une réflexion anthropologique purement archéologique, déconnectée du postulat historique et régie par la démarche hypothético-déductive. L'archéologie post-processuelle réintroduit le traitement de la donnée archéologique comme une composante nécessairement historique.

L'archéologie des soixante dernières années s'est dotée de nombreux moyens techniques et conceptuels nouveaux. Les progrès en physique nucléaire ont apporté des outils de datation (radiocarbone, rubidium-strontium, argon-potassium) et des méthodes archéométriques. Les techniques spectrophotométriques permettent d'acquérir des informations quantitatives et qualitatives pertinentes pour étudier les objets, comme la détermination de la provenance d'une céramique ou d'un minerai.

Les sciences environnementales et paléoenvironnementales sont également intégrées aux recherches archéologiques, donnant naissance à l'archéologie du paysage, l'archéologie environnementale, la géomorphologie archéologique, etc.

En archéologie préhistorique, des méthodes spécifiques d'enregistrement ou de fouille ont été développées par Georges Laplace ou André Leroi-Gourhan. Ces chercheurs ont contribué au raffinement progressif de l'archéologie, qui par la fouille, détruit son objet d'étude tout en constituant une donnée archéologique.

Le développement de l'archéologie urbaine puis de l'archéologie préventive, à partir des années 1970 et 1980, a joué un rôle important dans la professionnalisation de l'archéologie, afin d'acquérir les données du terrain avec méthode et rigueur.

Certains milieux comme les lacs ou les forêts se prêtent à des formes particulières d'archéologie (archéologie lacustre ou forestière). Aux États-Unis et dans un nombre croissant d'autres régions du monde, l'archéologie est généralement dévolue à l'étude des sociétés humaines et est considérée comme l'une des quatre branches de l'anthropologie.

L'archéologie cherche à comprendre la culture humaine à travers ses vestiges matériels, quelle que soit la période concernée, en tant que production relevant d'une technologie, d'une pratique, d'une logique économique de subsistance ou d'abondance, et d'une cognition.

L'archéologie traditionnelle est considérée comme l'étude des cultures préhistoriques, cultures qui existaient avant l'apparition de l'écriture. L'archéologie a été décrite comme un art qui s'assure le concours des sciences pour éclairer les sciences humaines.

Quand l'étude concerne des cultures relativement récentes, observées et étudiées par des chercheurs occidentaux, l'archéologie est intimement liée à l'ethnographie. C'est le cas dans une grande partie de l'Amérique du Nord, de l'Océanie, de la Sibérie et de toutes les régions où l'archéologie se confond avec l'étude de traditions vivantes des cultures en question.

Lors de l'étude de groupes qui maîtrisaient l'écriture ou qui avaient des voisins qui la maîtrisaient, histoire et archéologie se complètent pour permettre une compréhension plus large du contexte culturel global. Les études archéologiques fondant leur analogie sur l'observation de cultures encore existantes relèvent de l'ethnoarchéologie.

En France, la loi de 2003 relative à l'archéologie préventive ouvre ce marché aux entreprises privées dont l'agrément est limité aux opérations de fouilles. La méthode de l'archéologie s'inscrit dans une démarche scientifique.

La Glyptique : L'Art de la Gravure sur Pierres Précieuses

La glyptique est l'art de la gravure des pierres fines ou gemmes, comprenant la taille, qui peut être sculptée soit en creux (intaille), soit en relief (camée). Le mot glyptique est forgé à partir du grec ancien glyptós, « sur quoi l'on peut graver », « ce qui est propre à graver », et dérive du verbe glyphein, « graver, entailler ».

Dès l'Antiquité, cet étymon grec s'emploie pour du bois ou de la pierre. Ce n'est qu'à la fin du XVIIIe siècle, quand l'archéologie et l'esthétique commencent à se structurer, que le terme va qualifier des objets gravés en pierre fine. On parle également de glypticien ou de lithoglyphe pour qualifier la personne qui sculpte la pierre, de glyptographe pour la personne qui étudie les signes sculptés dans la pierre, et de glyptographie (ou glyptologie) pour l'étude des signes entaillant la pierre.

Exemple d'une bague antique avec une intaille complexe.

La Glyptique dans l'Antiquité

Durant l'Antiquité, la glyptique se développe. Des sceaux-cylindres gravés, remontant à 4100 ans avant notre ère commune, ont été retrouvés en basse Mésopotamie. En Égypte antique, les sceaux et les amulettes gravées en pierres fines abondent.

L'une des fonctions premières qui apparaît dès l'Antiquité est utilitaire : le sceau gravé permet la signature de documents, la certification d'un acte, l'affirmation du pouvoir politique et la conclusion d'un contrat commercial.

Après la conquête de la Grèce au IIe siècle av. J.-C., des intailles et camées hellénistiques arrivent à Rome et commencent à être collectionnés par de riches hellénophiles. Au Ier siècle de notre ère, la production de petites intailles connaît une très forte croissance. Les matériaux utilisés sont principalement l'agate, l'améthyste, la calcédoine, la cornaline, le cristal de roche, le grenat, l'hématite, le jaspe, le lapis-lazuli, l'onyx, le plasma, la prase et la spinelle.

La cornaline est la pierre la plus fréquente à cette époque, provenant du Deccan, ce qui explique la découverte d'intailles romaines sur la côte ouest de l'Inde. Les intailles se répandent durant les premiers siècles de notre ère, souvent montées en bague et servant de matrice de sceau.

Entre le IIe et le IVe siècle, circulent de nombreuses intailles magico-religieuses, gravées de figures empruntant à diverses traditions religieuses.

Techniques de Gravure Anciennes

Les pierres sont taillées par abrasion. Une tige (ou « broche »), en fer recuit ou en cuivre, use et creuse la surface par une rapide rotation entraînant une poudre abrasive (pierre de Naxos, grès, voire poudre de diamant). Le mouvement rotatif était obtenu par un archet ou une drille à pompe. Le travail était très long et se terminait par un polissage.

Des lentilles convexes en cristal de roche auraient pu être utilisées comme loupe pour contrôler le fini.

La Glyptique au Moyen Âge

Durant la période médiévale, un grand nombre de camées et d’intailles de facture antique sont réutilisées dans les Ars Sacra. Dès l'époque carolingienne, des exemples apparaissent, comme la statue reliquaire de Sainte-Foy. La pratique courante de réutilisation d'intailles antiques dans des montures médiévales est attestée, notamment dans l'escrain de Charlemagne.

Au XIIe siècle, plusieurs exemples apparaissent dans le trésor de l'abbaye de Saint-Denis. Au XIIIe siècle, les croisades ouvrent de nouvelles perspectives à la gravure sur pierre semi-précieuse et précieuse, au contact des camées et intailles antiques.

Le Moyen Âge est également la période où les intailles vont servir de matrice de sceau. Grâce à leurs motifs gravés en creux, ces objets permettent d'imprimer la cire en relief. Les pierres de facture antique sont réutilisées comme anneaux sigillaires, appréciés pour leur finesse et leur caractère esthétique.

La Glyptique à la Renaissance et aux Siècles Suivants

Dans le monde musulman, les Fatimides d'Égypte (909-1171) se distinguent par leur maîtrise de la taille du cristal de roche.

Il est établi que les premiers diamants gravés l'ont été sous le règne des empereurs moghols au début du XVIIe siècle. Cette technique a été redécouverte à Venise au début du XVIIIe siècle.

La guilde des orfèvres à Milan au XVIe siècle incluait des métiers tels que les cristalliers, joailliers, médailleurs, lapidaires et glyptoglyphes. Des familles d'artistes comme les Miseroni, les Scala et les Fontana se sont illustrées dans cet art.

Un exemple de coupe en lapis-lazuli par la famille Miseroni.

Valerio Belli (Valerio Vicentino) réalisa dans les années 1520-1530 le coffre Médicis, composé de planches de cristal de roche gravées de scènes du Nouveau Testament.

Jacopo Nizzola (Jacopo da Trezzo) fut médailleur, graveur (camées) et sculpteur, travaillant pour Philippe II d'Espagne.

Des artistes comme Donatello et Pisanello ont également laissé leur empreinte dans l'art de la gravure.

Les Vénitiens Francesco Anichini et ses fils, ainsi que Giovanni Bernardi, furent des graveurs renommés. Alessandro Cesati fut actif à Rome en tant que médailleur et graveur de pierres précieuses.

Collections et Musées de Glyptique

La collection d'art des Médicis, aujourd'hui présentée au Tesoro dei Granduchi à Florence, regroupe de nombreuses œuvres de glyptique.

Le Musée Capodimonte de Naples abrite la collection Farnèse. Le Prado possède le Trésor du Dauphin, incluant des pièces de la collection de Louis XIV.

Le Kunstkammer du Musée d'histoire de l'art de Vienne regroupe des œuvres issues des collections de Rodolphe II, notamment celles de la famille Miseroni, de Saracchi et d'Annibale Fontana.

Le Walters Art Museum présente des pièces dues à Annibale Fontana.

Vasari nomme plusieurs graveurs sur pierres fines ayant pratiqué leur art à la cour de France, tel Matteo dal Naso Veronese, favori de François Ier.

Jacques Guay, sculpteur favori de Madame de Pompadour, est l'un des glypticiens français les plus célèbres.

La Glyptique Contemporaine

De nos jours, il n'existe plus en France de formation spécifique en glyptique. L'atelier de gravure sur pierres fines de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris a fermé ses portes en 1995. Il subsiste cependant des artisans d'art capables de graver des pierres fines, notamment en haute joaillerie.

Le commanditaire ou client peut être un particulier ou une entreprise. L'artisan répond à la commande, qui prend la forme d'un dessin représentant le motif à graver.

Les Cristaux et la Minéralogie

L'étude des minéraux, abstraction faite de ses applications, présente un attrait certain, bien que la difficulté des problèmes qu'elle soulève soit considérable. Les minéraux présentent des propriétés physiques diverses et sont parmi les substances les plus communément répandues à la surface du globe.

La cristallisation est un phénomène clé qui peut rendre transparents des corps auparavant opaques, ou inversement. Le diamant et le noir de fumée purifié sont le même corps dont l'arrangement moléculaire a varié. La neige, composée de petites aiguilles de glace transparentes, présente un aspect opaque en masse.

La Cristallographie : Une Science Fondamentale

Les formes régulières affectées par certaines substances minérales furent longtemps considérées comme des jeux de la nature. Cependant, la découverte de lois régissant la formation des cristaux a marqué un pas décisif.

Rome de Liste, un Français, a réalisé le premier essai de cristallographie. Il mesura mécaniquement les angles formés par les facettes des cristaux et démontra que, dans la même variété d'un même cristal, ces angles sont toujours identiques.

René Just Haüy est considéré comme le fondateur de la cristallographie scientifique. Il a posé les principes fondamentaux de la science, notamment en développant la théorie de la molécule constitutive et en proposant une classification des cristaux en six groupes distincts.

Représentation des différentes formes cristallines selon Haüy.

Les travaux ultérieurs, notamment ceux de William Hallowes Miller et Auguste Bravais, ont affiné cette classification, proposant de nouveaux types cristallins.

Phénomènes Cristallins Remarquables

Certaines substances minérales présentent des propriétés électriques singulières. Le quartz, par exemple, présente un développement de l'électricité lorsqu'il est soumis à une pression ou à une chaleur.

Certains minéraux, comme le quartz, présentent une propriété optique remarquable : la double réfraction. Tout objet regardé à travers ces cristaux paraît double.

Les Pierres Précieuses : Identification et Valeur

L'archéologie et la minéralogie se rejoignent dans l'étude des pierres précieuses, dont la valeur est déterminée par leur rareté, leur beauté et leur dureté.

Le Diamant

Le diamant était connu des anciens, qui lui attribuaient des vertus merveilleuses. Les premières découvertes significatives eurent lieu en Inde, puis au Brésil à partir de 1728. Le plus gros diamant connu est celui du raja de Matan, pesant 367 carats.

Le prix du diamant a toujours été très élevé, variant en fonction de sa taille, de sa pureté et de sa couleur. Les diamants remarquables viennent principalement de l'Inde.

Photographie d'un gros diamant brut et taillé.

Le Rubis Oriental

Le rubis oriental est une variété de corindon, tout comme le saphir et l'émeraude orientale. Le rubis est la pierre la plus estimée et la plus chère, particulièrement recherché dans le monde oriental.

Un rubis oriental sans défaut, d'une belle teinte de feu, peut avoir un prix inestimable. Les gisements de rubis les plus importants se situent en Birmanie, au Siam et au Cachemire.

Autres Pierres Précieuses

Le béryl, dont l'émeraude est une variété, est également une pierre précieuse. Le plus beau béryl connu est celui de M. Hope, pesant 184 grammes.

Le cristal de roche, ou silice pure, se retrouve sous diverses formes, comme l'améthyste et la citrine. Le quartz hyalin coloré peut imiter l'agate ou l'onyx.

Les agates et les onyx, bien que moins rares, ont une grande valeur esthétique. Les agates de l'Antiquité sont souvent considérées comme supérieures aux nôtres en termes de finesse du grain, de pureté et d'intensité des couleurs.

Collection de différentes pierres précieuses aux couleurs variées.

Fraudes et Imitations

L'histoire des pierres précieuses est également marquée par les fraudes et les imitations. La fabrication d'imitations, souvent à base de verre, est pratiquée par des ouvriers habiles.

La connaissance des propriétés physiques et optiques des pierres, comme la double réfraction, permet de les identifier avec précision et d'éviter les erreurs.

Conclusion

L'archéologie, en étudiant les vestiges matériels du passé, et la glyptique, en préservant l'art de la gravure sur pierres précieuses, nous offrent des perspectives uniques sur l'histoire de l'humanité et la richesse de la nature. L'étude des cristaux et de la minéralogie, quant à elle, révèle les lois fondamentales qui régissent le monde qui nous entoure.

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