La bague à poison a toujours fasciné, peut-être parce que pendant longtemps on n’a pas su détecter les poisons avec la certitude précise de nos moyens modernes. C’est sûr qu’un macchabée à la langue noire était directement suspect. Mais nombre de poisons n’étaient pas détectables.
L'âge d'or du poison à la Renaissance
Le poison connut une période faste à la Renaissance. On connaît tous les légendes d’empoisonneurs en Italie attachées à la famille Borgia. Rodrigo Borgia, également connu sous son nom papal d’Alexandre VI, est mêlé avec son fils César Borgia à de nombreuses histoires d’empoisonnement. Par ailleurs, la mort du pape Alexandre VI reste mystérieuse.

Les différentes formes de la bague à poison
La bague à poison existe sous deux formes principales. Soit elle comporte une cavité secrète qui contient le poison, le plus souvent en poudre ou en pilule. Et quelquefois la bague a même une petite clef pour l’ouvrir. Soit la bague à poison peut faire jaillir un aiguillon lorsque qu’on bascule le chaton.
Le chaton d’une bague, c’est la partie supérieure centrale de la bague qui accueille la pierre précieuse, on l’appelle aussi « tête de bague ».
Un héritage historique et légendaire
La bague à poison existe depuis très longtemps. On raconte qu’en 183 avant J.-C., Hannibal de Carthage s’empoisonna avec sa bague pour éviter d’être capturé. La bague poison la plus célèbre est celle de César Borgia. Sa bague en forme de têtes de lion cachait une pique mortelle.

Au-delà de la mort : philtres d'amour et fantasmes
Les bagues à poison n’avaient pas toujours pour objet de tuer ; quelquefois elles contenaient un philtre d’amour. Les fantasmes autour des bagues poison continuent d’alimenter notre imaginaire. De nombreux films, au temps de la guerre froide, mettent en scène un empoisonnement à la bague.
Où trouver des bagues à poison aujourd'hui ?
Maintenant, si vous voulez une bague à poison ancienne, il faudra bien sûr traquer les salles de ventes. Si vous souhaitez un modèle actuel en argent, celui avec la cavité secrète vous les trouverez très facilement.
Par exemple, la boutique La Mandragore a de jolis modèles, souvent avec un grenat en tête de bague, mais si vous souhaitez une autre pierre, ils vous en proposent un certain nombre. Vous en trouverez aussi sur Etsy.

Créations contemporaines de joaillerie
En 2001, la créatrice Solange Azugary-Partridge arrive chez Boucheron. Elle va créer des modèles que les collectionneurs s’arrachent, dont la bague à secret en or blanc avec 270 rubis ronds. En 2007, elle s’est établie à son compte et crée la « Smartie Poison » dont le couvercle bombé s’ouvre comme une boite.