Bague de fiançailles et traditions de mariage écossaises : histoire et signification

En Écosse, les traditions entourant le mariage s'inscrivent dans la continuité des coutumes du reste de l'Europe. Certaines dispositions légales et les traditions propres à l'Écosse le singularisent toutefois.

Les fiançailles en Écosse

Lors des fiançailles, l'homme offre une bague à la femme. Si les futurs fiancés achètent désormais souvent la bague ensemble, il n'en reste pas moins que la femme est celle qui choisit et l'homme celui qui paye, dans la tradition du cadeau. Particulièrement dans la région de Glasgow, la bague est parfois gravée des initiales du couple et de la date des fiançailles ; quelle que soit la région, les bagues de diamant sont les plus offertes. La bague de fiançailles est portée au quatrième doigt de la main gauche, à la place de l'alliance à venir. Depuis les années 1970, des bagues de fiançailles destinées à être portées par les hommes, les signet rings, sont apparues ; le couple achète alors deux bagues.

Le fait de mettre la bague pour la première fois est considéré comme le début des fiançailles ; les futurs fiancés choisissent souvent d'être seuls pour ce moment. Une soirée simple à laquelle assistent la famille et les amis proches du couple est ensuite tenue ; les convives trinquent alors à la santé des fiancés et leur offrent souvent des cadeaux. Si ces derniers sont traditionnellement mineurs, ils peuvent également être de valeur, mais sont dans tous les cas destinés à l'établissement du futur ménage.

Aspects légaux et administratifs du mariage en Écosse

La loi prévoit tout d'abord une clause de résidence. La nubilité est de 16 ans. Depuis le 1er février 2005, les personnes n'ayant pas la nationalité britannique, ne résidant pas en Écosse, et n'étant pas des ressortissants d'un pays de l'Union européenne doivent être en possession d'un visa avant leur voyage. Sans visa, la cérémonie ne peut être célébrée.

Le mariage civil existe en Écosse depuis la deuxième moitié du XIVe siècle. Actuellement, le mariage civil cohabite avec le mariage religieux. Le mariage civil est célébré par l'équivalent d'un officier d'État civil (district registrar), qui peut recevoir les objections de parties tierces avant la cérémonie. Avant 1929, la majorité matrimoniale était de 12 ans pour les femmes et 14 ans pour les hommes ; les mineurs n'avaient pas besoin de l'accord de leur responsable légal afin de se marier.

Le mariage religieux peut être célébré par un prêtre, un pasteur, ou tout représentant d'une religion reconnu apte à célébrer un mariage par la loi de 1977.

Traditions et symboles des cérémonies de mariage écossaises

Civile ou religieuse, la cérémonie de mariage comporte en Écosse certaines caractéristiques traditionnelles. Le marié et les hommes présents portent la tenue traditionnelle écossaise, composée d'un kilt et ses accessoires et d'une courte veste noire ; un brin de bruyère blanche porte-bonheur, parfois orné d'un ruban de tartan, est fréquemment accroché au revers de la veste.

Les traditions spécifiques

  • Le lavage des pieds de la mariée : L'alliance d'une femme mariée est placée dans l'eau ; la première des femmes célibataires qui lave ses pieds à trouver l'alliance est dite être la suivante à se marier.
  • Le first foot : Tradition du « premier pied » (litt. « premier pied ») concerne la première personne que rencontre la mariée sur le chemin de l'église ; la mariée doit lui offrir une pièce et un verre de whisky.
  • Le ruban coupé par le père : Après la cérémonie, le père de la mariée coupe parfois un ruban barrant la porte de l'église et symbolisant le fait de donner sa liberté à sa fille.
  • Le lancer de pièces par le marié : Toujours à la sortie de l'église, le nouveau marié peut jeter des pièces aux enfants présents afin d'assurer la bonne fortune de son mariage.
  • La cornemuse : Un joueur de cornemuse joue en l'honneur des mariés au sortir de l'église ou du bureau du district registrar ; il pourra également jouer à la réception.
Schéma des éléments traditionnels d'une tenue de mariage écossaise avec kilt et accessoires.

La bague Claddagh : origine et signification

La bague Claddagh, en anglais Claddagh ring, est une bague traditionnelle irlandaise, offerte pour des fiançailles ou portée comme alliance. Aujourd'hui, elle peut être utilisée comme gage d'amitié. La bague et les coutumes qui lui sont associées viennent de Claddagh, un village de pêcheurs, qui se trouve juste derrière les vieux murs de Galway, dans l'ouest de l'Irlande. Elle a été créée au XVIIe siècle sous le règne de Mary II d'Angleterre, bien que certains de ses éléments soient bien plus anciens.

Sur la bague de Claddagh, on voit deux mains tenant un cœur, la plupart du temps surmontées d'une couronne. On dit souvent que chacun de ces trois éléments symbolise une qualité : l'amour pour le cœur, l'amitié pour les mains et la loyauté pour la couronne. On retrouve par exemple deux de ces symboles, le cœur et la couronne, dans la broche écossaise Luckenbooth.

Interprétation du port de la bague Claddagh

Les différentes façons de porter la bague sont souvent utilisées pour indiquer si on est libre ou non.

  • Traditionnellement, si la bague est à un doigt de la main droite et que le motif est vers l'extérieur, la pointe du cœur pointée vers l'extrémité des doigts, cela indique que la personne portant la bague n'est pas engagée dans une relation sérieuse. Elle est alors probablement célibataire et à la recherche d'une relation.
  • Si la bague est portée à la main droite la pointe du cœur dirigée vers le corps, cela indique que la personne est prise, ou que « quelqu'un a capturé son cœur ».
  • La bague portée sur l'annulaire de la main gauche, la pointe du cœur pointée vers l'extrémité des doigts, indique généralement que celui qui la porte est fiancé.

Légendes associées à la bague Claddagh

Une légende raconte l'histoire de Margaret Joyce, une femme du clan Joyce. Elle se maria avec un marchand espagnol, du nom de Domingo de Rona. Elle alla en Espagne avec lui, mais il mourut et lui laissa une grande somme d'argent. Elle retourna en Irlande, puis, en 1596, épousa Oliver Ogffrench, le maire de Galway. Grâce à l'argent dont elle hérita, elle fit construire des ponts à Connacht. Elle le fit par charité.

Une autre légende évoque l'histoire d'un prince, qui tomba amoureux d'une servante. Pour convaincre le père de cette dernière de sa bonne foi, il fit confectionner une bague avec deux mains pour représenter l'amitié, une couronne pour la loyauté et un cœur pour l'amour. Il demanda la servante en mariage avec cette bague.

Une légende, probablement plus proche de la vérité historique, raconte l'histoire de Richard Joyce, un autre membre du clan Joyce et originaire de Galway. Il quitta sa ville natale pour aller travailler dans les Caraïbes, projetant de se marier à son véritable amour lorsqu'il reviendrait. Mais son bateau fut capturé et il fut vendu comme esclave à un forgeron maure. À Alger, avec son nouveau maître, il fut formé à son art. Quand Guillaume III devint roi, il demanda à la Régence d'Alger de relâcher tous leurs prisonniers britanniques. Richard Joyce fut alors libéré. Le forgeron avait un tel respect pour Joyce qu'il lui proposa d'épouser sa fille et d'obtenir la moitié de sa fortune, s'il restait. Joyce refusa et retourna chez lui pour épouser son amour qui l'y attendait toujours. Pendant le temps de sa captivité à Alger, il forgea une bague pour témoigner de son amour.

Image de la bague Claddagh avec ses trois symboles : cœur, mains et couronne.

L'évolution de la tradition de la bague de fiançailles

La Grande famine (1845-1849) a été à l'origine de l'émigration de beaucoup d'Irlandais. La bague s'est alors répandue aux États-Unis et ailleurs. À l'heure actuelle, on trouve ce motif un peu partout dans le monde. Des bijoux ornés du motif de Claddagh continuent d'être portés, principalement par ceux qui ont des ancêtres irlandais, comme signe d'appartenance culturelle, comme bague de fiançailles et comme alliance.

Lors d'une cérémonie celtique païenne d'union, le chanteur des Doors Jim Morrison et l'écrivaine Patricia Kennealy-Morrison ont échangé des bagues de Claddagh. Une photo des bagues figurait sur la couverture des mémoires de Kennealy-Morrison, Strange Days: My Life With and Without Jim Morrison. Walt Disney, alors qu'il se rend en Irlande en 1946 pour préparer le film Darby O'Gill et les Farfadets, décide d'acheter une bague car son arrière-grand-père paternel est né à Kilkenny. Sur la statue Partners, Disney porte sa claddagh ring à la main droite. On ignore si Disney savait qu'il portait sa bague de manière incorrecte.

Des bagues de Claddagh apparaissent régulièrement dans les films et séries, souvent pour indiquer si un personnage est célibataire, pour illustrer des scènes de mariage, ou pour indiquer subtilement que les relations entre deux personnages ont changé. Dans une scène librement adaptée de la cérémonie d'union précédemment évoquée, Val Kilmer et Kathleen Quinlan, jouant Morrison et Kennealy-Morrison, échangent les bagues dans le film d'Oliver Stone, The Doors. Dans la série Buffy contre les vampires, Angel (d'origine Irlandaise) offre cette bague à son amour, Buffy.

L'attachement historique à la bague de fiançailles

L'attachement à la bague de fiançailles prend ses racines dans une longue tradition qui remonte à l'Antiquité. Dans l'Antiquité, on pensait que l’annulaire était directement relié au cœur. Dès le Moyen-Âge, il était courant que la femme reçoive une bague de son partenaire en gage de promesse de mariage. Plus tard, les anneaux jumeaux sont apparus. Il s'agit en fait de deux anneaux portés ensemble. Aujourd'hui, la bague de fiançailles fait partie intégrante de l'annonce officielle d'un mariage. En France, seule la femme porte traditionnellement une bague de fiançailles. La plupart des gens accordent une importance particulière à la signification traditionnelle de la bague.

La bague de fiançailles : une tradition toujours d'actualité ?

Porter une bague de fiançailles fait toujours partie de la tendance. Cette tradition est en réalité plutôt récente dans la plupart des classes. Par le passé, la coutume d'offrir une bague de fiançailles était réservée aux nobles désireux de se marier ainsi qu'aux riches citoyens de la classe supérieure. Les salaires ont augmenté avec la croissance économique des années 50, permettant à de plus en plus d'hommes d'offrir une bague précieuse à leur bien-aimée. Le rituel de la bague de fiançailles auparavant réservé aux classes supérieures s'ouvrait désormais à tout le monde. La tendance d'offrir une bague de fiançailles à son partenaire continue encore aujourd'hui. Jadis, il était assez courant pour l'homme de porter une bague lui aussi. De nombreux couples de célébrités garantissent que cette coutume romantique perdure en arborant des bagues opulentes et en organisant des fiançailles uniques en leur genre. Les jeunes aiment imiter les gestes des célébrités. Il y a fond de fortes chances pour que la prochaine génération perpétue la tradition de la bague de fiançailles.

La bague de fiançailles : à quoi sert-elle vraiment ?

C'est une question que beaucoup de personnes se posent, car elles ne comprennent pas vraiment la signification traditionnelle et la valeur émotionnelle de la bague de fiançailles. La première raison pour beaucoup d'hommes est qu'il s'agit d'un investissement romantique pour elle, et unique pour lui. Elles disent souvent : « Tu es obligé de poser de telles questions ?! Tu ne pourrais pas être romantique, pour une fois ?! »

La joaillerie écossaise et les symboles de mariage

Après être tombée amoureuse de l'Écosse, la Reine Victoria décida d'y acquérir le château de Balmoral en 1852. Les premiers modèles qui gagnèrent le cœur de la société Victorienne furent les broches dites de plaid. À la fois pratiques et décoratives, elles servaient traditionnellement à attacher un plaid en tartan sur l'épaule. Couramment fabriquées en argent par des orfèvres locaux, ou même en or pour les pièces les plus raffinées, ces broches arboraient des symboles celtiques et étaient souvent ornées de pierres de Cairngorm. Les broches et bracelets pouvaient être également décorés de toute une variété de gemmes originaires d'Écosse, ce qui leur donnera le nom de Scottish pebble jewellery, littéralement: bijoux de galets écossais. Les granites gris et rose étaient également populaires, tout comme la citrine.

Les broches Luckenbooth

Les broches luckenbooth représentent une autre pièce distinctive de la joaillerie écossaise : ces broches sont fortement associées à la ville d’Édimbourg où elles étaient originellement vendues autour de la cathédrale Saint-Gilles dans des luckenbuiths (locking booths), des petits kiosques qui leur ont donné leur nom. Traditionnellement, les luckenbooths sont faites d’argent ou de laiton, serti de pierres précieuses et représentent un ou deux cœurs entrelacés surmontés d’une couronne. Les broches dont les cœurs entrelacés forment la lettre M étaient connues sous le nom de Queen Mary brooches, une légende voulant que Mary Stuart, reine d’Écosse, offrit un luckenbooth à son second époux Lord Darnley.

Exemple de broche écossaise Luckenbooth avec des cœurs entrelacés et une couronne.

Évolution de la joaillerie et des symboles

Pour répondre à une demande grandissante durant le XIXe siècle, la production de joaillerie écossaise a été délocalisée en Angleterre, à Birmingham et Exeter. Changement ayant entraîné l’émergence de nouveaux designs, éloignés de la tradition écossaise mais toujours liés à la culture, tels que des cornemuses. Cependant, les représentations se sont finalement détournées de leur origine traditionnelle pour aller vers des symboles plus génériques, comme par exemple les cœurs, les serpents (un des préférés de la Reine Victoria) ou les étoiles. La variété des bijoux a également évolué. Des simples broches traditionnelles, elle s’est étendue aux pendentifs, boucles d'oreilles et boutons de manchette. Enfin, les joailliers ont commencé à utiliser de moins en moins de pierres d’Écosse, et préférer des pierres moins coûteuses d'Inde, ou d'Afrique.

Le handfasting et autres traditions celtiques

Chaque année, des milliers de couples se rendent en Écosse pour se marier, attirés par les possibilités d'un cadre spectaculaire et les traditions romantiques du mariage écossais. D'autres choisissent l'Écosse comme destination pour se marier en raison de leurs liens familiaux ou historiques avec ce pays.

Le luckenbooth est une tradition de mariage écossaise populaire. C'est un gage d'amour, souvent en forme de cœur ou de cœur couronné, offert à la mariée, à la manière d'une bague de fiançailles, aux XVIe et XVIIe siècles. De nos jours, on peut l'échanger entre les époux, l'épingler à la robe de la mariée pour lui porter chance, puis l'accrocher à la couverture du premier bébé.

Le « handfasting » (littéralement « mains jointes ») trouve son origine dans l'ancienne tradition celtique, où les couples s'engageaient l'un envers l'autre par ce rituel. Un morceau de tissu - parfois un tartan de clan - était enroulé autour de leurs mains jointes pour symboliser leur union. Le couple joint ses mains droites, alignant leurs points de pulsation, symbole d'unité. Deux morceaux de tissu ou rubans, chacun représentant un partenaire, sont délicatement enroulés et noués autour de leurs mains jointes. Bien que cette tradition ne fasse pas partie intégrante de la cérémonie de mariage, de nombreux mariages écossais l'intègrent, que ce soit lors de la cérémonie officielle ou comme événement distinct. Vous pouvez utiliser n'importe quel tissu ou ruban, même si, sans surprise, beaucoup optent pour un tartan familial. Ce motif est particulièrement apprécié pour les cérémonies en plein air et constitue une excellente occasion de prendre des photos de mariage dans un cadre romantique au bord d'un loch ou sur une plage balayée par le vent.

Handfasting

Le kilt et autres symboles vestimentaires

Peu de spectacles évoquent mieux un mariage écossais qu'un cortège nuptial en tenue écossaise. Les mariés portent des kilts dans le tartan familial, ainsi que des accessoires traditionnels des Highlands : sporrans et sgian-dubhs, et des vestes complètent le look. Pour les couples internationaux, la location de kilts est largement répandue en Écosse, ce qui permet d'adopter facilement la tradition sans avoir à dépenser du temps et de l'argent pour en acheter un. Pour ceux qui souhaitent investir dans un kilt fait main, notre guide des boutiques de tartan à Édimbourg recommande des entreprises réputées.

Le Quaich, coupe de l'union

Utilisé à l’origine pour symboliser l’amitié entre les clans en visite, le Quaich fait désormais partie de la tradition du mariage écossais. Lors de nombreux banquets de mariage écossais, une coupe peu profonde à deux anses, en étain, en argent ou en bois, appelée quaich, est remplie de whisky (ou d'une autre boisson au choix). Un membre de la famille ou un ami proche, une personne importante pour le couple, offre traditionnellement le Quaich à la mariée. Elle boit elle-même la première gorgée avant de la tendre au marié. Le Quaich est ensuite distribué aux membres du cortège nuptial et à la famille, chacun prenant une gorgée symbolisant l'union des deux familles (historiquement, les clans) et leur engagement commun envers le mariage. Certains couples emportent désormais un quaich lors de leur voyage de noces, l'utilisant pour célébrer le début de leur vie de couple sous les étoiles. Imaginez-vous arriver au bord d'un loch des Highlands en camping-car et hisser le quaich ensemble en admirant le coucher du soleil ou la brume du soir se déverser sur l'eau.

Symboles de prospérité et de chance

Traditionnellement, la cornemuse accompagne les invités et le cortège nuptial au banquet avant le toast du couplet. Cependant, elle peut être intégrée à la cérémonie elle-même en invitant les invités à entrer ou à sortir. La cornemuse, tradition de mariage écossaise, remonte au Moyen Âge. On en jouait alors pour marquer des événements importants de la vie, comme un mariage ou une naissance.

Ancré dans la coutume écossaise, cet acte symbolise un vœu de prospérité et de générosité pour la nouvelle vie commune du couple et est censé leur porter chance. Cette tradition est particulièrement appréciée des enfants présents à la célébration. Alors que les jeunes mariés sortent après la cérémonie, le père de la mariée lance des pièces que les enfants se bousculent pour ramasser. Traditionnellement, les enfants des villages environnants attendaient ce moment devant les églises ou les lieux de réception, espérant récolter quelques pièces - et un peu de chance - avec la bénédiction des jeunes mariés.

Le creeling the Bridegroom et le ruban coupé

Jusqu'au début du XIXe siècle, la coutume de « creeling the Bridegroom » (faire passer le marié à la corbeille) était bien connue dans les Highlands écossaises. Selon cette coutume, le marié devait porter un lourd panier - ou casier - rempli de pierres à travers son village, symbolisant le poids du mariage et les responsabilités qu'il implique. Une variante de ce rituel existait dans certaines régions du sud de l'Écosse. Au lieu de marcher sur des pierres, les jeunes mariés accomplissaient un geste symbolique après la cérémonie : un ruban était noué autour d'un panier fixé à la porte de l'église. Ensemble, les mariés coupaient le ruban, laissant tomber le panier à terre.

La Pierre du Serment

Issue de la culture celtique écossaise, la Pierre du Serment était un symbole utilisé lors des cérémonies de mariage pour sceller les vœux des mariés. Les mariés tenaient une pierre dans leurs mains tout en prononçant leurs promesses à voix haute, souvent près d'éléments naturels comme des rivières, des lacs ou la mer. Cet acte était censé conférer aux vœux plus de force et de pérennité, la croyance selon laquelle la nature, et plus particulièrement l'eau, témoignerait de l'union. La pierre elle-même revêtait une signification personnelle et parfois spirituelle. Elle pouvait être soigneusement choisie pour sa forme ou son emplacement, ou même gravée de symboles, d'initiales ou de dates significatifs. Après la cérémonie, la pierre de serment était souvent conservée par le couple en souvenir de leurs vœux, ou, dans certains cas, restituée à son environnement naturel.

Le Siller et les treize pièces d'argent

En écossais, le mot Siller « Désigne l'argent », mais plus communément, il désigne l'argent. Traditionnellement, un marié écossais arrivait à son mariage avec treize pièces d'argent. Celles-ci étaient présentées au ministre qui dirigeait la cérémonie en guise d'offrande symbolique. En retour, le ministre laissait retomber les pièces dans la main du marié, en guise de bénédiction pour la prospérité future. Le marié les passait ensuite à sa future épouse, qui les lui rendait.

La bruyère blanche et la pièce de six pence

Les brins de bruyère sont traditionnellement associés à la chance et à la protection, notamment la bruyère blanche, plus rare. On la porte souvent pour porter chance. On la glisse dans les bouquets de mariée, on l'épingle aux revers de veste comme boutonnières pour le marié et les garçons d'honneur, ou on l'utilise pour confectionner des corsages.

Une autre tradition porte-bonheur consiste à glisser une pièce de six pence en argent dans la chaussure gauche de la mariée avant la cérémonie, symbolisant un vœu de richesse, de chance et de bonheur durable pour le mariage. Cette coutume, ancrée à l'époque victorienne, fait partie de la célèbre comptine. « Quelque chose d’ancien, quelque chose de nouveau… » Elle représente l'espoir de sécurité financière et de prospérité pour la nouvelle vie commune du couple. Bien que les pièces de six pence ne soient plus en circulation, de nombreuses mariées en portent encore une, souvent transmise de génération en génération ou offerte par un membre de la famille.

Selon la tradition, une mariée doit toujours sortir de chez elle le pied droit en premier, car commencer par le gauche est considéré comme porteur de malheur.

Questions fréquentes sur les mariages écossais

Combien de temps dure un mariage écossais ?

Les cérémonies sont généralement courtes, mais les célébrations peuvent se prolonger toute la journée et tard dans la nuit.

Que dois-je porter à un mariage écossais ?

Les hommes portent souvent un kilt avec le tartan de leur clan, tandis que les mariées portent une robe traditionnelle avec une ceinture en tartan. Les invités sont également invités à porter du tartan, mais les tenues formelles ou semi-formelles sont également courantes.

Quelle est la signification de quaich dans les mariages écossais ?

Le quaich, une coupe peu profonde à deux anses, symbolise l'amour, la confiance et l'unité.

Qu'est-ce qu'une cérémonie de handfasting écossaise ?

Le handfasting est le rituel consistant à lier les mains du couple avec un tissu ou un ruban, symbolisant leur union.

Qu'est-ce qu'un luckenbooth et pourquoi est-il lié aux mariages ?

Un luckenbooth est une broche écossaise traditionnelle, généralement en forme de cœur, offerte en gage d'amour.

Paysages écossais emblématiques, parfaits pour des cérémonies de mariage.

L'Écosse est célèbre pour ses lieux de mariage : châteaux, manoirs, granges aménagées et ruines antiques. Mais ce sont souvent les paysages eux-mêmes qui volent la vedette. Alors que de plus en plus de couples choisissent l'Écosse comme destination de mariage et que les fugues en Écosse sont de plus en plus populaires, nous recevons un nombre croissant de demandes de camping-cars pour la lune de miel ou le transport vers la cérémonie de mariage. Nous avons loué nos vans à des couples pour des mariages, des lunes de miel ou pour que tous les invités restent ensemble dans les Highlands.

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