Apparus pour la toute première fois durant la période de la Grèce Antique, les camées sont de véritables trésors chargés d’histoire. Grâce à leur côté vintage, ils reviennent désormais dans l’industrie du bijou. Le camée est un art utilisé sur des coquillages ou encore de fines pierres qui consiste à créer du relief pour mettre en valeur le personnage représenté, comme sur cette bague camée où le portrait de Michel Ange y est représenté. Le camée est très souvent utilisé dans la joaillerie, mais il peut également être retrouvé sur des pièces de vaisselle comme sur des vases ou des assiettes par exemple.

Le camée dans l'histoire : Des origines antiques à la Renaissance
Comme énoncé dans l’introduction, les camées proviennent de l’époque de la Grèce Antique et de la Rome Antique. Le bijou était surtout porté par les femmes dans le but de séduire. Puis le camée a traversé les époques avec plus ou moins de succès. Mais c’est à l’arrivée de la Renaissance qu’il va connaître son apogée grâce à la grande vague artistique survenue d’Italie au même moment. Porté par les hommes et les femmes afin d'afficher leur statut social, le camée était également très sollicité par les personnalités royales, il a notamment été porté par Napoléon Bonaparte ou encore la reine Elizabeth I.
Le camée est une technique de gravure en bas-relief appliquée sur un coquillage ou une pierre fine, afin que les personnages représentés se détachent de l’arrière plan plus clair ou plus foncé. Son nom provient de l’italien « cameo », probablement relié au terme « camaïeu ». Au fil des siècles, le camée a pris différentes formes. Il pouvait figurer sur des bijoux, mais aussi sur des accessoires et des divers objets tels que des vases, de la vaisselle, des casques militaires, etc.
Les premiers camées remontent à la Grèce et la Rome Antique. Ils affichaient alors des images de dieux et de déesses, des héros, des dirigeants, des figures religieuses ou encore des évènements marquants. En Grèce, il était porté par les femmes dans le but de séduire. Le camée se fait discret durant le Moyen-Âge pour finalement ressurgir durant la Renaissance, jusqu’au 19ème siècle, par le biais d’une forte influence artistique venue d’Italie. Il est très prisé par les personnalités royales, notamment la Reine Elizabeth Ière, la Reine Victoria ou encore Napoléon Bonaparte. Ce dernier fonda d’ailleurs une école afin que de jeunes apprentis puissent apprendre cet art. À l’époque, le camée est aussi porté par les hommes et les femmes dans le but d’afficher leur statut social privilégié.

Le camée, un art de la glyptographie
Un camée, un terme dérivé du mot français "camaïeu", désigne un bijou ou une pièce d'art qui met en scène un portrait ou une scène gravée en relief sur une pierre multicouche. Typiquement, la figure en relief est plus claire, contrastant avec un arrière-plan foncé. L’art du camée a voyagé entre les cultures de la Méditerranée antique à travers des routes commerciales reliant l’Égypte, la Grèce et Rome, et a souvent représenté des thèmes mythologiques tout en rendant hommage à leurs dieux et déesses respectifs. À mesure que l’Empire romain se développait, les sculpteurs de camées ont commencé à incorporer des portraits politiques dans leurs œuvres d’art. Si les camées sont nés dans l'Antiquité, leur popularité s'est maintenue au fil des siècles.
Les camées sont généralement gravés sur des pierres à plusieurs couches de couleurs, comme l'onyx, l'agate ou le sardonyx. La gravure d'un camée est un travail délicat qui demande beaucoup de patience et de précision. Le nez, par exemple, étant l'élément du visage le plus en relief, c’est souvent par lui que commence le travail de gravure.
La fabrication du camée : Un artisanat minutieux
Il faut savoir que la fabrication se fait entièrement à la main. C’est une manipulation très minutieuse qui demande de la concentration, de la patience et de la précision. Différentes étapes sont à suivre.
Choix et préparation des matériaux
La première étape est donc de choisir la pierre ou la coquille. La plus populaire est l’agate, mais il y a également la cornaline, la calcédoine ou encore la sardoine. La deuxième étape est de couper la pierre de sorte à avoir une pierre homogène pour pouvoir la travailler par la suite. La taille du camée est réalisée dans une pierre dure comme l’agate (la plus populaire), la cornaline, la calcédoine ou la sardoine. En effet, celles-ci offrent les différentes couches (ou strates) de couleurs permettant les contrastes nécessaires à la représentation en relief. D’autres matières peuvent toutefois aussi être utilisées telles que les coquillages, les coraux ou encore la lave du Vésuve. La teinte du camée varie selon le matériau utilisé pour sa confection.
La gravure et la finition
La prochaine étape est de définir la précision de la forme du bijou. Enfin, il ne reste plus qu’à fixer les pièces sur une broche en bois avec du mastic chaud, polir la surface et graver le motif à représenter sur une couche transparente. La première étape consiste à dessiner un croquis sur la surface lissée, pour ensuite tailler la matière à l’aide d’un outil appelé « bulino », inventé par les sculpteurs italiens. Ce travail est évidemment effectué à la main. La difficulté est d’arriver à ciseler la matière en prenant compte des différentes couches et teintes, en faisant ressortir le motif voulu. Cela demande un savoir-faire bien particulier, une dextérité certaine et une grande précision. Les pierres, notamment les agates, font les camées les plus recherchés et sont parmi les plus délicates à travailler. Aujourd’hui, la majorité des camées en agate sont sculptés à l'aide d’une machine à ultrasons.
Une fois façonnée et polie, la pierre est montée en bijou (pendentif, broche, bague, etc.). Elle peut se présenter seule ou être agrémentée de pierres et/ou de perles.

La renaissance du camée dans la bijouterie contemporaine
Oubliés pendant de longues années, les camées font depuis peu leur grand retour dans le monde de la joaillerie et de la bijouterie. De nombreux créateurs de mode et de bijoux contemporains se sont d’ailleurs emparés de ces pièces empreintes d’un charme ancien pour leur offrir une réinterprétation plus contemporaine.
Parce que le vintage à la cote, ou simplement pour la beauté de l’objet, les bijoux en camées sortent des placards et reviennent sur le devant de la scène. La chanteuse Rihanna a même récemment lancé une ligne dédiée à cette pièce si particulière. Sur les podiums et le tapis rouge, le camée est remis au goût du jour et habille élégamment les célébrités comme les icônes de mode.
Le camée, un accessoire polyvalent et tendance
Sophistiqué, raffiné, cet accessoire présente aujourd’hui de nombreuses représentations variées. Il a l’avantage de se porter aussi bien avec une tenue formelle que décontractée. Nos favoris ? Le pendentif camée, qui ajoute une touche recherchée et chic. La broche camée également, qui laisse pas mal de place à la créativité de chacune en terme de placement (veste, robe, écharpe, pull, etc.). Sachez que le camée peut aussi se porter en boucles d’oreilles, en bracelet ou en bague.
Les camées sont désormais devenus tendances déclinés en plusieurs bijoux tels que des boucles d’oreilles, des bagues ou encore des bracelets ou bien des broches. Chaque camée est une œuvre d’art miniature, issue d’un savoir-faire très ancien. Cette pièce significative, empreinte de grâce et d’histoire, fait son grand retour et accompagne l’engouement actuel pour tout ce qui est vintage.

La broche : Un accessoire vintage réinventé
Si la providence m’avait donné un euro à chaque fois que l'on m'ait dit que les broches étaient réservées aux personnes âgées, votre serviteur serait millionnaire. Chers lecteurs et lectrices, sachez que les broches, d’autant plus si elles sont vintages, suscitent ces derniers temps, un engouement inégalé. Elles s’affichent sur des revers de vestes, sur des chapeaux ou des casquettes, elles servent aussi à nouer un foulard. La jeune génération en raffole.
Une broche est un bijou ornemental qui est composé de deux parties. L’ancêtre de la broche est la fibule qui est une agrafe qui sert à solidariser les extrémités d’un vêtement. Les plus anciennes retrouvées étaient en bronze. Elles pouvaient servir aussi d’amulette, de signe distinctif comme un grade par exemple ou un signe d’appartenance. Elles pouvaient représentées un arc, des figures naturelles (fleurs, arbres, animaux, etc.), des harpes, des figures géométriques, etc. Les étrusques, les Grecs, les romains et les mérovingiens affectionnaient les fibules.
Les broches ont été déclinées dans tous les styles (empire, art nouveau, art déco, etc.). L’art déco y apporta des formes géométriques et des pierres semi-précieuses. Les années 50 et 60 furent l’âge d’or de la broche décorative. Elles furent déclinées en plaquée or, strass. Les broches se déclinent au fil des modes. Les créateurs les délaissent puis y reviennent régulièrement. C’est un accessoire qui se réinvente constamment.
Les différents styles de broches
La broche bestiaire représente souvent un animal de compagnie, des animaux symbolisant la grâce ou la puissance (papillon, oiseaux, jaguar, panthère, lion et autres félidés). La géométrie à toujours guidée les créateurs dans la conception des broches. L’âge d’or de ce type de broche se situe dans les années 20-30 avec la période Art Déco. La broche camée reviennent à la mode, la jeune génération se la réapproprie en portant ces bijoux portés par leurs aïeules.
Nos broches couvrent des styles variés comme l’art nouveau (qui reprend des formes organiques), l’art déco (avec des formes géométriques ou d’inspirations orientales ou africaines), des années 50 et 60 (broches ornées du strass ou de perles de culture). Nous disposons également de modèles inspirés des années 70. La plupart de nos pièces sont en argent 925 ou en plaqué-or et ornées de gemmes authentiques.

L'évolution des systèmes de fixation des broches
Après le xvie siècle, celui-ci fut d’abord remplacé par des aiguillettes, puis par des boutons. La broche fixée par une épingle semble ne faire son apparition que vers 1830. Avant l’utilisation d’un système à pompe, mis au point vers 1900, la sécurité de l’attache n’était assurée que par la longueur de l’épingle, qui dépassait largement du crochet. Quand deux attaches étaient fixées au dos du bijou - un crochet vertical à la partie supérieure en plus d’une longue aiguille horizontale se glissant dans un autre crochet -, un pendentif pouvait devenir broche, et réciproquement.
Le camée et la broche : Une combinaison tendance
Connaissez-vous le terme bijoux camée? Même si vous ne l’êtes pas, vous êtes tenu de reconnaître ce type d’accessoire en raison de sa popularité qui remonte à des siècles. De la boîte à bijoux de votre grand-mère à la vitrine de votre antiquaire préféré, les bijoux camée captivent les joailliers et les acheteurs depuis de nombreuses années.
Au XIXe siècle, par exemple, le camée a gagné en popularité et a été largement utilisé dans les bijoux, notamment dans les pendentifs camée, les broches et les boucles d’oreilles. Ces bijoux étaient souvent offerts en cadeau lors d’événements spéciaux, comme un mariage ou une naissance.
La broche camée reviennent à la mode, la jeune génération se la réapproprie en portant ces bijoux portés par leurs aïeules.

Collections et musées
En France, la Bibliothèque Nationale détient une collection notable de camées et d'intailles, qui ont été acquis au fil des siècles par différents rois de France. En outre, le Musée du Louvre à Paris possède une collection de camées romains, dont le célèbre camée de l'empereur Auguste, connu sous le nom de "Grand Camée de France". Outre les musées, de nombreux collectionneurs privés à travers le monde possèdent également des camées.
Pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur les camées, il existe plusieurs ouvrages de référence. Parmi ceux-ci, on peut citer "Les camées antiques et modernes" de Marie-Louise Vollenweider, ou encore "Les Pierres gravées de l'époque du camée" de Alfred André.