Description de l'Avers
La valeur faciale 25, accompagnée de l'abréviation Cᴹᴱᣵ du mot Centimes, encadre le trou central de la pièce. En dessous, une branche d'olivier coupe le millésime 1932 en son milieu. Le long du listel, un motif continu en forme d'épi de blé orne la bordure.
L'avers est titré "R-F AUTOUR D'UN ROND PERFORÉ". Il représente un bonnet phrygien à gauche, orné d'une cocarde, et est inscrit dans une couronne formée de deux branches de chêne nouées par un ruban. La signature EM. LINDAUER est apposée en dessous.
Le revers présente également une branche d'olivier entourant un rond perforé. Les différents, symbolisant la maîtrise de la production, sont représentés par une corne d’abondance à gauche et une aile à droite.

Description du Revers
La titulature du revers est : "LIBERTÉ. ÉGALITÉ / FRATERNITÉ / 25 - CMES / 19-32".
La description du revers met en avant la branche d'olivier entourant le rond perforé central. Les éléments distinctifs sont la valeur faciale 25 à gauche du trou et l'abréviation CMES (CENTIMES) à sa droite. La date d'émission, 1932, est divisée en deux parties par la branche d'olivier.

Contexte Historique : La Troisième République
Cette pièce s'inscrit dans le contexte de la Troisième République française (4 septembre 1870 - 10 juillet 1940). Après la capitulation de Sedan, une révolution éclate à Paris le 4 septembre 1870, conduisant à la proclamation de la République et à la formation d'un gouvernement provisoire, le gouvernement de la Défense nationale.
Le nouveau régime a connu des débuts difficiles, marqué par des menaces tant à gauche, avec l'insurrection de la Commune, qu'à droite, avec les monarchistes. Adolphe Thiers, chef du pouvoir exécutif en février 1871, a œuvré à la réorganisation du pays avant la définition de sa forme de gouvernement. Il devint président de la République en août 1871, mais dut quitter son poste en mars 1873 face à l'opposition royaliste, malgré son rôle dans la libération du territoire.
Son successeur, Mac-Mahon, était favorable au rétablissement de la monarchie, mais celle-ci ne fut pas restaurée, notamment suite à la "question du drapeau". La loi du septennat fut adoptée en novembre 1873, suivie en 1875 par les lois fondamentales qui constituèrent la Constitution de la Troisième République. Ce régime parlementaire se caractérisait par la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif.
La Troisième République a également été marquée par des politiques significatives : elle a rendu l'école gratuite, laïque et obligatoire, tout en poursuivant une politique coloniale axée sur des ambitions économiques, stratégiques et morales. La séparation des Églises et de l'État fut votée en 1905.
Les années 1886-1899 furent agitées par la crise boulangiste, le scandale de Panama et l'affaire Dreyfus, reflétant une montée du nationalisme et l'idée d'une "revanche" sur l'Allemagne. La politique étrangère était active, notamment au Maroc, et la course aux armements s'intensifiait.
La Première Guerre mondiale eut un coût élevé pour la France, dont le relèvement monétaire ne fut véritablement amorcé qu'à partir de 1920, voire 1928 avec le franc "Poincaré". La crise de 1929, bien que ressentie plus tardivement, à partir de 1932, dura jusqu'en 1939 et fut une période d'instabilité ministérielle majeure.
Après une période de flottement en 1934, la Troisième République trouva une nouvelle unité dans l'antifascisme, menant à l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. Cependant, face à l'Allemagne, la France s'enlisa dans une "drôle de guerre" et subit une défaite majeure en juin 1940.