Qui n’a jamais eu l’envie de partir à l’aventure afin de trouver des trésors d’une valeur inestimable toujours cachés après avoir regardé un film de la série Indiana Jones ?

Les Joyaux de la Couronne Irlandaise : Un Mystère Non Résolu
C’est pour souligner le travail des hauts placés du gouvernement irlandais que l’Ordre de Saint-Patrick a été fondé en 1783. Pour accompagner ce nouvel ordre, les joyaux de la couronne irlandaise, qui comprennent une étoile de l’Ordre de Saint-Patrick faite de bijoux précieux, une broche de diamants ainsi que des colliers en or, ont été fabriqués.
C’est en 1907, alors que les bijoux étaient dans le bureau de sir Arthur Vicars, situé dans le château de Dublin, qu’ils auraient été subtilisés. Le mystère de leur disparition demeure à ce jour.
Les Trésors Oubliés des Pyramides Égyptiennes
Dans les années 1830, le soldat britannique Richard Vyse a visité le site historique des pyramides de Giza, construites il y a environ 4500 ans, à la recherche d’un trésor. Il a exploré la plus petite pyramide des trois qui étaient construites à cet endroit : celle dédiée au pharaon Mykérinos.
Vyse a utilisé des techniques destructrices pour réussir à pénétrer à l’intérieur de la construction, faisant exploser de nombreux murs lors de ses recherches. Lorsqu’il a finalement réussi à atteindre les chambres secrètes de la pyramide, il y a notamment découvert le sarcophage vide de Mykérinos, un trésor ô combien précieux !

La Disparition de "La Bataille d'Anghiari" de Léonard de Vinci
En 1563, une œuvre de Léonard de Vinci soulignant la victoire de la Ligue italienne lors de la bataille d’Anghiari de 1440 qui se trouvait au Palazzio Vecchio, l’hôtel de ville de Florence, a disparu. Cet étrange événement coïncidait avec la redécoration du hall de l’édifice réalisée par Giorgio Vasari, peintre et architecte.
Le mystère est demeuré entier pendant des siècles avant qu’une équipe de spécialistes ne tente récemment de déterminer ce qui s’était réellement passé avec la fameuse murale. En 2012, ces spécialistes, croyant qu’un faux mur cachait l’œuvre originale, ont voulu poursuivre l’enquête en y perçant un trou pour y insérer une caméra miniature. Le projet a cependant été stoppé après avoir été largement décrié par le public. Maurizio Ceracini, un spécialiste de l’Université de la Californie qui a cherché des indices pouvant mener à la découverte de la murale pendant 36 ans, est convaincu qu’elle s’y trouve.

Le Diamant Jaune des Habsbourg : Une Pierre Précieuse aux Multiples Visages
Ce diamant jaune clair de 137,27 carats a été l’une des premières pierres taillées en Europe et serait vraisemblablement passé dans bien des mains, dont celles de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne au 15e siècle, ainsi que celles de Jules II, 216e pape de l’Église catholique. Après avoir parcouru bien du chemin, la pierre précieuse aurait été ajoutée aux joyaux de la couronne des Habsbourg, famille royale d’Autriche.
En 1918, après la chute de l’Empire ottoman, Charles 1er aurait apporté le bijou avec lui quand il s’est exilé en Suisse. Le Florentin aurait ensuite été subtilisé par un proche de la famille impériale avant d’être transporté en Afrique du Sud.

Les Œufs Fabergé : Trésors Impériaux et Mystères Révolutionnaires
De 1885 à 1916, une collection de 50 œufs ornés de différentes pierres précieuses a été fabriquée pour la famille impériale russe par le fameux bijoutier Peter Carl Fabergé. Dix œufs ont d’abord été commandés durant le règne de l’empereur Alexandre III, puis 40 autres quand son fils, Nicolas II, était au pouvoir. Le père et le fils offraient ces œufs à leur mère et à leur épouse comme cadeaux de Pâques.
La révolution russe a cependant eu raison du tsar Nicolas II, qui s’est avoué vaincu et a délaissé le pouvoir en février 1917 avant d’être exécuté avec sa famille, un an et quelques mois plus tard.
À la suite de la prise du pouvoir du parti bolchevik, quelques-uns des œufs de la série de 50 auraient été égarés ou subtilisés pour être vendus à des collections privées. La plupart d’entre eux se trouvent cependant toujours en Russie ou dans des musées à travers le monde.

Le Tournebroche de Léonard de Vinci : L'Archéologie Expérimentale en Cuisine
Vous voulez participer à une véritable chasse aux œufs ? Un ingénieur a fabriqué la noble machine à partir d'un dessin du génial inventeur. Démonstration au château du Plessis-Macé ce week-end. Là, sur le dessin, un mécanisme d'horlogerie ? Non un astucieux tournebroche. Signé de Léonard de Vinci lui-même. Un croquis perdu au milieu des étagères encaustiquées de la vénérable Biblioteca Ambrosiana de Milan. Jusqu'au jour où François-Olivier Touati, professeur d'histoire médiévale, a décidé de le sortir de l'oubli. Et, ni plus ni moins, de confronter la noble machine, encore virtuelle, à la vraie vie, loin des manuscrits.
Avant que le festin ne commence, Michel Campana, ingénieur mécanicien de son état, s'est mis au turbin. Avec à sa droite, Pascal Brioist, chercheur du CNRS et grand spécialiste devant l'Éternel de Léonard de Vinci. Et à sa gauche, Cédric Gajan, maître rôtisseur. Après des heures de tâtonnements, coups de crayon, soudures, le tournebroche est sorti d'atelier. « Une première mondiale », clame François-Olivier Touati, qui enseigne à la bien nommée université Rabelais de Tours. Une anecdote gentillette, la naissance de ce tournebroche ? Oh que non, si l'on en croit ce médiéviste reconnu. « Nous n'avons pas de traces écrites sur les cuissons au Moyen-Âge. L'universitaire s'arrête un très court instant et glisse, l'œil espiègle : « Vous savez, nous les médiévistes, on veut reconstituer les scènes du crime ». Ou plutôt de bombance... De celles où, comme à la table du d'Amédée VII de Savoie, on se gobergeait. « À l'époque, la puissance se mesurait à la cuisine. Le duc de Savoie excellait en la matière. Il recevait dans son château de Ripaille. D'où l'expression qu'on connaît toujours aujourd'hui... »
François-Olivier Touati ne vous conseillera jamais assez de lire Le Viandier de Taillevent, le cuisinier du roi de France Charles VII, un ouvrage aux recettes « cholestéroliques ». Ou Le Ménagier de Paris, réédité. « C'est à s'en mettre plein la bedaine », rigole François-Olivier Touati. Qui nous met l'eau à la bouche : « Ce week-end, au Plessis-Macé, on pourra manger de l'arboulastre, c'est comme une omelette, du brouet au verjus et des poulets de Loué rôtis sur notre tournebroche ». Le tout arrosé d'hypocras, un mélange de vin, cannelle, miel et gingembre... « Un breuvage servi à la fin du repas qui vous assurait une haleine nickel à la sortie. Des conférences, rassemblant historiens et archéologues, sont proposées vendredi, de 9 h à 18 h. Sur réservation, ouvert au grand public. Le château est ouvert samedi de 14 h à 18 h. Et dimanche, de 11 h à 18 h. Tél. Le public a découvert le modèle, fabriqué à partir d’un croquis du célèbre inventeur. La découverte de cet instrument de cuisine dessiné par Léonard de Vinci est encore visible ce dimanche 21 septembre.

« C'est de l'archéologie expérimentale ! » répète à l'envi Pascal Brioist. Ici, dans cette salle du prestigieux château seigneurial de Plessis-Macé, au nord-ouest d'Angers, un astucieux tournebroche est installé dans la vaste cheminée. Prêt à l'emploi. L'historien moderniste, également conseiller scientifique du château du clos Lucé, espère maintenant que ce tournebroche original ira prendre place, à Amboise, dans la cuisine de Mathurine. Dimanche 21 septembre, de 14 h à 18 h, au château du Plessis-Macé.