Le prince Charles-Henri de Lobkowicz incarne une figure fascinante, naviguant avec aisance entre le monde de l'art, la préservation du patrimoine culturel et le prestige de la joaillerie. Héritier de lignées princières prestigieuses, son parcours est marqué par un engagement profond envers la beauté sous toutes ses formes.
Un Héritage Familial et une Passion Précoce pour l'Art
Dès son plus jeune âge, Charles-Henri de Lobkowicz a été immergé dans un environnement propice à l'éveil artistique. La collection familiale et les lieux de vie ont contribué à une sensibilité précoce au "beau". Cette passion s'est concrétisée par une décennie d'activité en tant que consultant en arts à Londres, parallèlement à la gestion d'une galerie à Beyrouth. Durant cette période, il a eu l'opportunité d'introduire au Moyen-Orient des artistes contemporains de renom et d'organiser des expositions d'envergure, telle que "Cornucopia" de Damien Hirst au Musée Océanographique de Monaco. Son engagement dans le domaine artistique s'est également étendu à la production cinématographique, avec notamment le film "Les papiers d’Aspern", présenté à la Mostra de Venise.

L'Influence des Origines Royales dans la Préservation du Patrimoine
Les origines familiales de Charles-Henri de Lobkowicz, notamment ses liens avec la maison de Bourbon et la maison de Lobkowicz, ont joué un rôle déterminant dans son engagement envers l'art contemporain et la sauvegarde du patrimoine culturel. En tant qu'héritier de la terre d'origine des Bourbons, située dans le Bourbonnais, il s'est très tôt investi dans la restauration de plusieurs châteaux familiaux, longtemps abandonnés. Cette expérience l'a passionné et l'a conduit à participer à de nombreuses émissions télévisées consacrées au patrimoine, telles que "Secrets d’Histoire" de Stéphane Bern, promouvant ainsi sa région et des thématiques historiques diverses. Par le biais d'engagements associatifs, il œuvre avec ses équipes à soutenir les propriétaires et les associations dans la préservation du patrimoine, considéré comme une part essentielle de l'identité commune. La famille a, de tout temps, eu à cœur de collectionner les œuvres des artistes de leur époque.
Un Parcours d'Études International et une Vision de l'Art Français
Les années d'études de Charles-Henri de Lobkowicz dans des environnements culturellement diversifiés ont indéniablement enrichi son intérêt pour l'art et l'histoire. Ces expériences lui ont permis de développer une identité propre, forgée par le contact avec de nombreuses cultures. Il reconnaît que les grands artistes contemporains partagent avec lui un amour du classicisme, fondement de l'impact de leurs créations. Ses études en science politique, ainsi qu'en histoire de l'art auprès de professeurs italiens et américains passionnés par la fin du Moyen-Âge et le début de la Renaissance, ont constitué des bases solides pour son engagement en faveur des arts et du patrimoine.
L'Héritage Bourbon-Parme et le Lien avec l'Italie
La lignée maternelle de Charles-Henri de Lobkowicz, issue de la dynastie des Bourbon-Parme, ajoute une dimension fascinante à sa généalogie. Ces riches origines historiques ont profondément influencé son identité personnelle et son lien avec l'Italie. La famille Bourbon-Parme, reconnue pour sa formation intellectuelle, son goût artistique et la gestion de ses duchés, a toujours été avant-gardiste. Bien que régnant en Italie, ils se sont toujours considérés comme des princes français. Charles-Henri partage cet amour pour l'Italie, berceau de la civilisation occidentale, son patrimoine et sa gastronomie.
Le Paysage Culturel Contemporain et le Mécénat
En tant que mécène actif, Charles-Henri de Lobkowicz observe le paysage culturel contemporain, notamment à Londres, avec une perspective éclairée. Son activité de relations publiques, représentant principalement des sociétés de luxe, est intrinsèquement liée à son amour pour la France et l'Italie, pays dont les monarques, comme Louis XIV, ont façonné l'idée du luxe. L'Italie, quant à elle, a su regagner son image de "Made in Italy" ces dernières décennies.
La Restauration des Châteaux et l'Association Présence Bourbon
Il y a vingt ans, Charles-Henri de Lobkowicz a fondé l'association Présence Bourbon. L'objectif principal est de fédérer les différentes branches de la famille - Bourbon-Siciles, Bourbon-Parme, branches françaises des Bourbons et Orléans - afin de participer aux décisions concernant la famille, tant sur le plan culturel que sur la restauration des lieux liés aux Bourbons. Cette initiative vise à promouvoir le droit moral de la famille. Grâce à cette association, plusieurs projets d'envergure ont vu le jour, tels que le sauvetage de la forteresse du Grand Fourchaud, la restauration de l'église de Besson, premier village Bourbon de l'Histoire, et la participation à la restauration du lieu de sépulture des Bourbons dans la prieurale de Souvigny.

Un Rêve pour la Culture et le Patrimoine
Le principal rêve de Charles-Henri de Lobkowicz dans le domaine de l'art et de la culture est de voir la sauvegarde du patrimoine devenir l'une des grandes causes d'un futur président de la République Française. Il déplore le faible pourcentage du budget national alloué à la culture, dont une part minime est consacrée au patrimoine.
L'Avenir de l'Art et de la Culture : Implication et Soutien
Charles-Henri de Lobkowicz constate avec satisfaction l'implication croissante des nouvelles générations dans la défense et la promotion de la culture et du patrimoine. Il souligne que la mise en avant des arts, au sens large, nécessite l'implication des pouvoirs publics ainsi que l'investissement de mécènes privés, qu'il s'agisse d'entreprises ou de particuliers.
Charles-Henri de Lobkowicz : Une Vie Dédiée à la Beauté et à l'Héritage
Né le 17 mai 1964 à Neuilly-sur-Seine, Charles-Henri de Lobkowicz a reçu une éducation internationale, alternant internats en Allemagne, en Angleterre, en Suisse et en France, tout en maintenant des liens étroits avec le Liban. Il est propriétaire de quatre châteaux à Besson, dans le Bourbonnais, qu'il restaure activement avec le soutien de l'association Présence Bourbon et des populations locales. Ces châteaux lui ont été transmis par sa mère, issue de Madeleine de Bourbon Busset.

Sa rencontre avec Pascal lors du mariage du prince Jean-Christophe Napoléon et de la comtesse Olympia von Arco-Zinneberg, où il a également croisé de nombreuses personnalités du Gotha européen, témoigne de son intégration dans les cercles aristocratiques et culturels.
Charles-Henri de Lobkowicz s'est engagé dans la restauration des châteaux de Besson dans une démarche globale de préservation du patrimoine du Bourbonnais. Son objectif est de fédérer les populations locales, de leur faire comprendre que ce patrimoine est aussi le leur, et de structurer ce projet en association, puis en fondation, pour le pérenniser. Il croit fermement que le tourisme peut être un moteur de revitalisation pour les régions en difficulté économique, à condition de proposer un cadre de vie attrayant, des paysages, un patrimoine et une identité forte. Les châteaux, autrefois lieux de vie sociale, doivent continuer à jouer cette vocation, tournés vers l'avenir.
Le château de Fourchaud, l'une des tours médiévales fortifiées les mieux conservées en France, a été sauvé et Charles-Henri de Lobkowicz souhaite y recréer l'ambiance du XVe siècle, en évitant toute modernisation excessive pour préserver son authenticité. Le château nouveau de Bostz, où il réside désormais et où a séjourné l'impératrice Zita, est envisagé comme une demeure de famille vivante, ouverte au public. Le château du vieux Bostz, emblématique du Bourbonnais avec ses 22 toitures, sera préservé au premier étage dans son état du XVIIIe siècle, tandis que le rez-de-chaussée accueillera un espace muséographique dédié à l'histoire de la région et de la première maison de Bourbon. De nombreux travaux ont déjà été réalisés, notamment sur la restauration des toitures.
Charles-Henri de Lobkowicz est connu pour sa détermination : une fois sa décision prise, il fonce, tout en restant à l'écoute des avis extérieurs. Il s'efforce de maintenir l'union familiale, malgré les conflits historiques et personnels, soulignant qu'une famille désunie est une faiblesse. Il est toujours resté très impliqué dans l'art, une inclination qu'il considère comme génétique, les Lobkowicz ayant toujours été de grands mécènes. Il suit de près l'art contemporain et est également ambassadeur des montres De Witt, dans sa quête de beauté et de perfection. Il continue de se rendre au Liban tous les deux mois, où il a tissé des liens humains très importants depuis l'âge de 13 ans.
Distinction Brésilienne et Réception à l'Hôtel Chopard
Le prince Charles-Henri de Lobkowicz a été mis à l'honneur à l'hôtel Chopard de la place Vendôme, le vendredi 28 novembre 2025. À l'âge de 61 ans, il a célébré la réception de sa nouvelle distinction brésilienne : les insignes de grand-croix de l'ordre impérial Pierre 1er du Brésil. Cette distinction lui a été remise par le marquis Marco de Guadamillas y Cortes, grand chancelier de l'ordre. L'ordre impérial Pierre 1er du Brésil a été créé par l'empereur Pierre 1er en 1826.
Cet événement a rassemblé de nombreux princes et princesses, cousins et amis, tels que le prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles, duc de Castro, accompagné de ses filles la princesse Maria Carolina et la princesse Maria Chiara. D'autres personnalités étaient présentes, comme le prince Amaury de Bourbon-Parme, la princesse Antonelle d’Orléans-Bourbon, et le prince Wenzeslaus de Liechtenstein. L'émir Chafic Abillama et Caroline Scheufele, coprésidente et directrice artistique de Chopard, étaient également aux côtés du prince. Charles-Henri de Lobkowicz, ancien ambassadeur pour Chopard, entretient une relation de longue date avec la maison de luxe suisse.
Lors de cette réception, Caroline Scheufele a reçu une surprise. L'entreprise Chopard, fondée en 1860 par Louis-Ulysse Chopard et dirigée depuis 1985 par Caroline et son frère Karl-Friedrich, a été acquise en 1963 par Karl Scheufele. Caroline Scheufele a elle-même reçu l'insigne de chevalier de la Légion d'honneur par décret du 28 octobre 2010.