Un braquage réel dans une bijouterie de Saint-Étienne
Le patron d’un groupe de bijouteries a été victime d’un braquage dans son entreprise à Saint-Étienne, où deux hommes lui ont dérobé plusieurs kilos d’or. L’information a été rapportée par le parquet de la ville.
Mardi, aux alentours de 21 heures, la police a été alertée par des passants qui avaient entendu des appels à l’aide provenant d’une bijouterie, qui abrite également une surface de vente. Le dirigeant du groupe de bijouteries, Éric Duny, a déclaré avoir été « braqué en début de soirée, alors qu’il s’apprêtait à quitter discrètement l’établissement par l’arrière », a précisé le parquet, confirmant ainsi une information du site actu.17.
Détails du cambriolage
Les deux agresseurs, cagoulés, gantés et armés de pistolets, ont forcé le bijoutier à ouvrir les coffres. Ils se sont emparés de bijoux, d’espèces et d’une quantité significative d’or de cette entreprise spécialisée dans l’achat-revente de métaux précieux. Les malfaiteurs ont ensuite pris la fuite, abandonnant le chef d’entreprise ligoté à une étagère. Ils ont également emporté le disque dur contenant les enregistrements de la vidéosurveillance.
Selon actu.17, la quantité d’or dérobée s’élèverait à environ 15 kilos, une estimation que le parquet stéphanois n’a pas pu confirmer.
Un autre braquage à Paris
Un incident similaire s’est produit à Paris, où un homme vêtu de sombre a fait irruption dans une bijouterie située rue de la Chaussée-d’Antin, dans le centre de la capitale. « Après avoir ligoté le bijoutier, il a volé pour près de 400 000 euros de bijoux avant de prendre la fuite », a indiqué une source policière.
L’enquête a été confiée à la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne.
Augmentation des braquages de bijouteries
Les braquages de bijouteries sont en constante augmentation. Ces dernières années, la région Champagne-Ardenne a été le théâtre de nombreux vols marquants. En mai dernier, un braquage dans une bijouterie à Vireux-Molhain (Ardennes) avait particulièrement choqué. Le voleur était entré dans le commerce alors que le bijoutier était seul et lui avait dérobé quelques bijoux sous la menace de son arme.
Un autre événement marquant pour la région fut le braquage dramatique de la bijouterie Beyle à Sézanne en novembre 2013. Dans cette affaire, le bijoutier, face à son agresseur, avait sorti sa propre arme et tiré quatre fois, tuant le voleur.
La parodie et l'analyse des joyaux
Au-delà des faits divers, l'idée de joyaux volés et de richesses dérobées peut aussi inspirer des récits fictifs et des analyses culturelles. Plutôt que de tirer des conclusions hâtives sur la situation d'un pays, il est intéressant d'examiner les objets eux-mêmes pour comprendre leur valeur et leur signification historique.
Les joyaux de la Couronne : un sujet d'étude
Dans le 29ème épisode de la série de romans pour la jeunesse "Fantômette" de Georges Chaulet, un cambrioleur nommé Le Furet pénètre dans la galerie Apollon du Louvre pour s'emparer des joyaux de la Couronne. L'auteur décrit avec une certaine simplicité la méthode employée : « Il suffit de poser une échelle contre le mur, de grimper au premier étage. Ensuite, on casse le carreau, on fait dix mètres, on brise la vitrine d’un coup de marteau, et hop ! On a la main sur l’objet », écrit Chaulet en 1961.
L'émission "Il était une fois les joyaux de la Couronne", animée par Patrick Boucheron, propose une exploration de ces objets précieux. Entouré d'historiens et d'experts, Patrick Boucheron cherche à démêler les différentes interprétations qui entourent les "joyaux de la Couronne". L'objectif est de décrire d'abord pour interpréter ensuite, en analysant les objets, leur histoire et leurs usages pour mieux comprendre ce qu'ils représentent réellement.
Intervenants et thématiques abordées
Pour évoquer l'histoire des bijoux et notre rapport au passé monarchique de la France, Patrick Boucheron s'entretient avec plusieurs invités :
- Sophie Guermann, historienne de l’art spécialisée en joaillerie et gemmologie, dont les recherches portent sur les joyaux de la Couronne de France et leur désacralisation par la République.
- Thomas Ghysdaël, chargé des expositions et projets muséographiques, dont le domaine d’études concerne les arts du métal et de la joaillerie, et leur patrimonialisation.
- Yann Potin, historien et archiviste, maître de conférences et conservateur en chef aux Archives nationales, auteur de travaux sur le trésor royal.

La joaillerie et le pouvoir : une perspective philosophique
En écho aux joyaux de la couronne, le philosophe Mathieu Potte-Bonneville, directeur du département Culture et création du Centre Pompidou, aborde la thématique de la joaillerie et du pouvoir, en faisant le lien avec l'œuvre de J.R.R. Tolkien.
Il interroge notamment pourquoi, dans la trilogie de Tolkien, l'objet le plus célèbre est un anneau et non une couronne. Plusieurs hypothèses sont avancées, mêlant des sources diverses : l'anneau du "Seigneur des Anneaux" trouve des échos dans "L'Or du Rhin", l'anneau de pêcheur symbolisant l'autorité papale, et l'anneau de Gygès de Platon qui rend invisible. Bien que des couronnes existent dans l'œuvre de Tolkien, la focalisation sur l'anneau change radicalement la relation au pouvoir.
Alors qu'une couronne soulève la question de son héritage et de celui qui la portera, l'Anneau unique pose le problème de ne pas l'avoir. Il soumet celui qui le porte, doit être détruit, et toute tentation d'exercer le pouvoir qu'il confère doit être surmontée. L'hypothèse est que ce choix narratif inverse la relation au pouvoir, soulignant la difficulté de résister à la tentation d'utiliser ce pouvoir, même pour de bonnes raisons, comme le démontrent les personnages de Gandalf, Galadriel et Boromir.
Bibliographie sélective
- Agnès Callu, La réunion des musées nationaux, 1870-1940, Genèse et fonctionnement, École des Chartes, 1994.
- Anne Dion-Tenenbaum (dir.), Les diamants de la Couronne et joyaux des souverains français, Editions Faton, 2023.
- Catherine Granger, L’empereur et les arts : la liste civile de Napoléon III, Mémoire et documents de l’École des chartes, 2005.
- Germain Bapst, Histoire des joyaux de la Couronne de France, Hachette, 1889.
- Sophie Guermann et Pascal Griener, « Les couronnes impériales d’Eugénie et de Napoléon III, parures, instruments de pouvoir et symboles politiques », Technè [En ligne], 54 | 2022.
- Patrick Boucheron (dir.), Histoire mondiale de la France, Seuil, 2017.
- Yann Potin, Trésor, écrits, pouvoirs.
Parodie politique : Les Guignols de l'info
Le concept de parodie, où des personnalités réelles sont imitées et mises en scène de manière humoristique, est illustré par l'émission "Les Guignols de l'info". Cette émission a marqué par ses imitations de personnalités politiques françaises.
Exemples de parodies célèbres
- Jean-Marie Le Pen : Imitation récurrente, avec des gags basés sur ses propos et ses affrontements télévisuels. La marionnette a été représentée de diverses manières au fil du temps, reflétant son actualité politique.
- Marine Le Pen : Imitée, elle est souvent dépeinte cherchant à faire parler d'elle par des propos extrémistes, mais se heurtant à l'indifférence médiatique ou à des répliques cinglantes.
- Marion Maréchal-Le Pen : Présentée comme une adolescente se moquant de son grand-père.
- Bruno Mégret : Imitation axée sur ses difficultés d'élocution.
- Catherine Mégret : Sa marionnette ne pouvait s'exprimer que par des borborygmes.
- Michèle Alliot-Marie : Dépeinte comme sérieuse et hautaine, maniant la langue de bois, et présentée comme une fan des dictateurs.
- Roselyne Bachelot : Caractérisée par sa candeur et son ignorance des situations, prononçant souvent "Ah bon ?" et oubliant ses fonctions.
- Isabelle Balkany : Représentée comme hautaine, colérique et mesquine, formant un tandem avec son mari.
- Patrick Balkany : Décrit comme un kleptomane compulsif et un escroc impénitent, soutenant systématiquement sa femme.
- Édouard Balladur : Montré comme un homme de la Haute Société, parlant avec langueur, et apparaissant souvent dans un sous-marin suite à l'affaire Karachi.
- Michel Barnier : Présenté comme un ministre des Affaires étrangères incompétent.
- Xavier Bertrand : Dépeint comme hypocrite et enjôleur, idolâtrant Nicolas Sarkozy.
- Chantal Brunel : Caractérisée comme raciste.
- Luc Chatel : Représenté en porte-parole du gouvernement, défendant des arguments douteux, et montrant des difficultés à reconnaître les couleurs.
- Bernadette Chirac : Quasi-muette, réservée, mais entretenant une relation érotique avec son sac à main et étant une groupie de David Douillet.
- Jean-François Copé : Présenté comme un aristocrate dédaigneux et mesquin, puis adoptant une attitude servile et infantile.
- Rachida Dati : Aimant le luxe, les bijoux et les vêtements de marque, et inventant ses diplômes.
- Jean-Louis Debré : D'abord présenté comme fasciste, puis comme le meilleur ami de Jacques Chirac, mais benêt et candide.