Le Waterman CF, et plus particulièrement le modèle en argent massif, représente un chapitre fascinant dans l'histoire de l'écriture. Ce stylo plume a marqué une génération, suscitant des rêves et des désirs dès le lycée, comme en témoigne l'expérience personnelle d'un passionné qui a découvert ces instruments de prestige dans un quartier aisé. La fascination pour les marques comme Parker, Sheaffer et surtout Waterman haut de gamme et vintage a marqué le début d'une longue quête.
Le Waterman CF, dans sa version argent massif, a captivé l'imagination par son esthétique irrésistible. Pour certains, il fut le "flash", la révélation, le stylo de leurs rêves, inaccessible même pour leurs 18 ans. Bien que des modèles comme le Waterman Executive aient pu être acquis à prix d'or à l'époque, le CF restait un symbole de désir.

L'accessibilité retrouvée et la diversité des plumes
Avec le temps et l'autonomie financière retrouvée, il est devenu possible de s'offrir quelques folies. Les Waterman CF, y compris ceux en argent massif, sont devenus étonnamment abordables sur le marché de l'occasion, se trouvant pour des prix allant de 20 à 110 euros. Cependant, l'expérience d'acquisition de plusieurs exemplaires a révélé une grande variabilité dans la qualité d'écriture des plumes, certains étant décrits comme de simples "clous".
Cette diversité a conduit certains à explorer d'autres marques, découvrant le plaisir d'écrire avec des stylos Pelikan. Néanmoins, l'attrait esthétique du Waterman CF a persisté, poussant à persévérer dans la recherche de modèles offrant une expérience d'écriture satisfaisante. Les acquisitions successives ont permis de découvrir des plumes aux caractéristiques étonnamment différentes au sein d'un même modèle : certaines étaient rigides, d'autres flexibles, et certaines glissaient comme un feutre.
Exploration des variations de plumes
La question de l'origine de ces différences s'est posée : l'alliage des plumes étant vraisemblablement le même, la variation de prix viendrait-elle de l'habillage du corps du stylo ? Il est vrai que la qualité des plumes des Waterman CF peut être variable. De plus, la taille de la plume joue un rôle significatif : une plume extra-fine (EF) sera généralement moins agréable qu'une plume fine (F) ou moyenne (M).
Certains collectionneurs confirment que les plumes larges des CF peuvent présenter des différences notables. Le parcours de certains passionnés, ayant reçu ce stylo tant désiré en récompense de leurs efforts, souligne l'importance affective attachée à ce modèle.

Les défis pratiques : contenance et cartouches
Au-delà de la qualité de la plume, un autre défi pratique a été identifié : la contenance du convertisseur Waterman. Celui-ci se retrouve souvent vide après seulement trois pages d'écriture, ce qui peut être frustrant lors d'une utilisation prolongée. Heureusement, ce problème peut être résolu en utilisant les anciennes cartouches Waterman américaines, fabriquées dans un plastique transparent et souple. Celles-ci, bien que nécessitant d'être rechargées comme un convertisseur classique, offrent une contenance nettement plus importante.
Malgré ces défis, la quête d'une trentaine d'années pour trouver le Waterman CF idéal peut se conclure par un "happy end", laissant place à la réflexion sur l'avenir des autres stylos acquis en cours de route. Il est intéressant de constater que, même à l'ère numérique, le stylo plume conserve ses adeptes et ne semble pas avoir perdu tout son attrait.