Annick : Parcours et Histoires de Bijoux et d'Artisanat

Annick Colette, sculptrice sur ivoire depuis cinq générations, perpétue une tradition familiale dans son atelier situé au 3 rue Jehan Ango à Dieppe. Cet atelier, un patrimoine local, est aujourd'hui menacé de fermeture, mais la mairie met tout en œuvre pour sa préservation.

Atelier d'Annick Colette à Dieppe, avec ses outils et créations

Une Tradition Familiale Millénaire

Annick Colette est fière d'appartenir à la cinquième génération de sculpteurs sur ivoire. Elle rappelle qu'au 16e au 18e siècle, près de 2000 artisans exerçaient ce métier à Dieppe, tandis qu'aujourd'hui, ils ne sont plus que deux en France.

L'atelier, d'une quinzaine de mètres carrés, est une véritable "caverne d'Ali Baba" remplie de bibelots, d'outils et de poussière, témoignant des siècles d'histoire concentrés en ce lieu.

L'Apprentissage auprès de son Père

Annick a appris le métier auprès de son père, Jean Colette, et a commencé à travailler à ses côtés en 1998. À son décès en 2006, elle a repris l'atelier, perpétuant ainsi le savoir-faire familial.

Au fil des ans, elle a sculpté une variété d'objets, allant de statues et bijoux à des couteaux, et a même été amenée à graver les signes du zodiaque sur des boules de billard.

Photos de créations en ivoire réalisées par Annick Colette

L'Impact de la Réglementation sur l'Ivoire

Le 17 août 2016, un décret ministériel interdisant la fabrication et la vente d'objets en ivoire, y compris l'ivoire ancien, a bouleversé la vie d'Annick et de sa fille.

"On a versé beaucoup de larmes avec ma fille. C'est comme si on nous retirait notre travail !", témoigne Annick, désemparée.

Elle souligne que l'ivoire qu'elle utilisait provenait d'éléphants morts il y a 60 ou 70 ans, et que son importation en France était déjà interdite depuis de nombreuses années. Cet ivoire, selon elle, ne nuisait à personne.

Désormais, Annick ne peut plus toucher à son stock, composé de petits objets et de chutes qui lui auraient permis de travailler pendant encore environ 20 ans. La peur d'être contrôlée et de s'exposer à des amendes de plusieurs centaines de milliers d'euros la paralyse : "Si c'est pour travailler dans la peur ce n'est pas la peine..."

Le commerce de l'ivoire

Adaptation et Restauration

Face à cette situation, Annick a dû se réorienter. Elle se consacre désormais à la restauration d'objets anciens, comme un vieux manche d'ombrelle qu'elle répare et polit.

Pour ses travaux de réparation, elle utilise de l'ivoire de mammouth, dont la commercialisation est toujours autorisée.

Depuis un an, son carnet de commandes se vide et son chiffre d'affaires est en chute libre, la contraignant à fermer boutique "à contre cœur".

Un Plan de Sauvetage pour l'Atelier

La ville de Dieppe, refusant de voir disparaître ce patrimoine local, a lancé un plan de sauvetage. La municipalité a fait appel aux dons lors de la foire aux harengs pour prendre en charge le loyer de l'atelier.

L'objectif est de permettre à Annick Colette de rester dans son atelier et d'y accueillir des visiteurs en collaboration avec le musée de Dieppe.

"C'est extrêmement réconfortant que des personnes se mobilisent pour tenter de sauvegarder votre métier. Car ce n'est pas une activité que l'on arrête comme ça, en un claquement de doigts", exprime Annick.

Elle espère pouvoir rester dans son atelier le plus longtemps possible, d'autant plus que sa fille, qui devait reprendre l'affaire familiale, ne pourra plus le faire en raison de la situation.

Sébastien Jumel, député et ancien maire de Dieppe, a exprimé son attachement à cet artisanat, essentiel à l'identité de la ville, et a déposé une question écrite à l'Assemblée nationale à ce sujet. Annick espère secrètement un retournement de situation de la part du gouvernement.

Annick, Bijoutière Passionnée

Dans un autre registre, Annick, une passionnée de bijoux, a ouvert sa boutique "Coup de Foudre" en 2006, située rue des Minimes depuis juin 2016. Elle y propose une expérience unique dans un univers de beauté et de créativité.

Avec une énergie positive et un sourire radieux, Annick accueille ses clients et les accompagne dans la recherche du bijou idéal pour célébrer une occasion spéciale ou exprimer leur affection.

Sa mission est d'offrir une expérience exceptionnelle, mêlant savoir-faire artisanal, accueil chaleureux et conseils d'experts. Elle propose des créations uniques, des designs élégants et des pièces empreintes de préciosité, adaptées à tous les goûts et budgets.

La boutique "Coup de Foudre" est également partenaire du comité Miss Lorraine et Miss France, ayant eu l'honneur de sublimer de nombreuses candidates. Annick y présente aussi une collection éphémère de vêtements féminins.

Vitrine de la bijouterie

Témoignages de Clients

Les clients expriment leur satisfaction quant à l'accueil, les conseils et la qualité des bijoux proposés :

  • "Je recommande les yeux fermés. Mercii Annick pour votre gentillesse." - Brigitte Breuil
  • "Très beau magasin avec du choix. Et bonne visite en Corse..." - Compte Trayard
  • "Impossible de repartir de cette boutique sans acheter quelque chose qui vous ira forcément car Annick est de très bon conseil, agréable et toujours souriante." - Estelle Marie VALENTIN
  • "La patronne est agréable, très sympathique, professionnelle et de bons conseils. La boutique est propre et bien tenue, on s'y sent bien, les produits sont variés et de bonne qualité et les prix sont très corrects ! A recommander." - Avis très positif

Annick de Souzenelle : Une Parcours Spirituel et Intellectuel

Annick de Souzenelle, après des études de mathématiques, a exercé les métiers d'infirmière et de psychothérapeute. Convertie à la religion orthodoxe vers la trentaine, elle a étudié la théologie et l'hébreu, relisant les textes bibliques dans leur essence.

Elle partage ses découvertes à travers de nombreuses conférences et livres, dont "Va vers toi : La vocation divine de l’Homme". Âgée de plus de 90 ans, elle poursuit inlassablement son activité.

Une Expérience Lumineuse et une Nouvelle Anthropologie

Annick raconte une expérience lumineuse vécue dans son enfance, durant une période difficile après-guerre. Cette expérience lui a révélé un "autre monde", la sensation d'être "en exil" du véritable soi.

Sa quête spirituelle l'a amenée à étudier l'Arbre des Sephiroth, qu'elle a perçu comme le corps de l'Homme, reliant la tradition kabbalistique au christianisme.

Elle a ainsi développé une nouvelle anthropologie, remettant en question les interprétations classiques du livre de la Genèse, qu'elle considère comme décrivant l'Homme intérieur et actuel plutôt que la création extérieure.

Son livre "Alliance de feu" explore cette alliance d'amour entre Dieu et l'Homme, fruit de ses recherches et de sa foi.

Représentation de l'Arbre des Sephiroth et son lien avec les traditions religieuses

Annick Létang : La Fin d'une Ère Commerciale

Annick Létang, après avoir tenu l'horlogerie-bijouterie-cadeaux du 9, rue Maximilien Gaisneau à Beaumont-sur-Sarthe pendant 35 ans, s'apprête à fermer boutique le 29 décembre.

L'établissement, existant depuis au moins 1934, représente une page de l'histoire commerciale de la ville, et sa fermeture attriste Annick Létang, qui aime sa commune et souhaite la voir attractive.

Absence de Repreneur et Nostalgie

Malgré quatre années de vente, l'horlogerie-bijouterie n'a pas trouvé de repreneur. Une jeune bijoutière a finalement renoncé, découragée par la fermeture d'autres commerces à Beaumont.

À 69 ans et demi, Annick Létang tourne la page avec nostalgie, marquant la fin d'une deuxième vie après avoir été laborantine au centre hospitalier du Mans.

Elle exprime sa gratitude envers les clients qui lui ont fait confiance au fil des générations, ayant vu les petites filles qu'elle perçait aux oreilles devenir des femmes.

Après la fermeture, la boutique sera intégrée à sa maison d'habitation, la vitrine disparaissant pour laisser place à des fenêtres et un espace de vie.

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