L'histoire des bagues pour femmes en argent : des origines néolithiques à l'époque Napoléon III

Les monuments funéraires néolithiques, ces témoins silencieux d’un passé immémorial nommés tumulus ou dolmens, sont parfois décorés de symboles énigmatiques, dont les motifs concentriques et les spirales captivent l’imagination. Bien que leur signification exacte reste voilée dans les brumes du temps, on les associe souvent aux forces primordiales de la nature, aux cycles éternels de la vie et de la mort, qui guidaient les pas de nos ancêtres à travers le monde.

Dans certaines créations, on retrouve un de ces motifs ancestraux, composé à la base d’une succession de portions de cercles, évoquant un arc-en-ciel ou, de manière plus moderne, le symbole du Wifi. Cette disposition rappelle les dessins gravés sur les stèles néolithiques, évoquant le murmure des vents anciens et le passage des âges. En portant une bague ornée de tels motifs, on se rappelle cet héritage commun, cette histoire partagée qui traverse les siècles et les civilisations.

Motifs concentriques et spirales gravés sur des pierres néolithiques

Caractéristiques techniques des bagues

Concernant l'épaisseur de la bague, certains modèles peuvent être réalisés avec des épaisseurs variées, telles que 1 mm, 1,3 mm ou 1,6 mm. Il est important de noter que, dépendant de la taille du bijou, la soudure au dos de la bague présentera une interruption du motif avec une bande verticale pleine afin de conserver une harmonie du design dans son ensemble.

Le délai de livraison peut varier, car certaines commandes sont envoyées depuis des pays comme le Mexique. Il est conseillé de prendre en compte cette information avant de passer commande. Lors du paiement, il est généralement possible de choisir un mode de livraison Express par transporteur privé.

Évolution des bijoux au fil des siècles

Au cours de l'histoire, de nombreux types de bijoux ont existé. Les pierres fines étaient utilisées dans des bijoux fabriqués en petites quantités et présentés pour des expositions. Les broches, appelées épingles ou barrettes, étaient portées aux revers, mais aussi sur les chapeaux cloches ou à la ceinture. Les bracelets étaient portés aux poignets et aussi sur le haut du bras. Ils étaient souvent incrustés de diamants, de pierres précieuses, d'onyx ou de perles.

Les colliers en sautoirs étaient fréquemment ornés de perles, de corail, de jade ou de turquoise. Les pendentifs aux formes géométriques pouvaient être représentés avec un anneau d'onyx ou de jade. La tendance des cheveux courts a favorisé l'apparition de boucles d'oreilles pendantes avec des lignes géométriques et des pierres de couleurs. Les clips d'oreilles ont également fait leur apparition.

Les bagues art déco, quant à elles, sont géométriques et réalisées en or blanc ou en platine.

Exemples de bijoux Art Déco avec des formes géométriques

Exemples de bagues en argent et pierres diverses

Parmi les créations disponibles, on trouve la Bague Callas agate verte, issue de la collection Florelli 1850. Son centre est orné d'une agate verte et son entourage de marcassites. Elle est fabriquée en argent massif 925/1000 rhodié et existe dans 20 autres pierres. Un devis gratuit est disponible sur demande.

D'autres bagues présentent un centre en aigue-marine véritable (Ovale 9x7mm, 2 carats), également entouré de marcassites et réalisé en argent massif 925/1000 rhodié. Ces modèles existent également dans 20 autres pierres.

On trouve également des bagues avec un centre en grenat véritable de taille ancienne, dont le poids peut atteindre 113 g. D'autres modèles sont sertis d'Oxyde de Zirconium en argent, et existent dans 20 autres pierres.

Des bagues alliances, fines ou plus classiques, sont également proposées en argent. Une bague de la collection Florelli 1880 est disponible avec une améthyste véritable, et existe avec d'autres pierres.

Enfin, une bague présente un centre en malachite entouré de marcassites, en argent massif 925/1000 rhodié. Une autre propose 2 perles de malachite véritable de 10mm, en argent massif 925/1000 rhodié.

L'histoire de la bague de fiançailles en France

Entre le 17ème et le 19ème siècle, la bague de fiançailles traditionnelle en France était la bague de foi ou la bague dite de promesse. La bague de foi, ou de fede, se caractérise par un cœur tenu (ou dissimulé) par deux mains, ou par deux cœurs accolés, généralement surmontés d’une couronne.

Auparavant, les bagues à diamants étaient chères et rares, appartenant à des personnes fortunées. La tradition de la bague de fiançailles en diamants n’existait pas en France avant environ 1850. Bien qu'il y eût une mode au 18ème siècle pour les membres de l'aristocratie de porter des bagues avec un diamant taillé en pointe pour permettre au porteur de graver ses initiales ou des phrases dans les miroirs et fenêtres, pour le reste de la population, la bague de fiançailles en bronze ou en argent sans pierre précieuse était la norme, et dont la forme variait selon la région. Sur le littoral nord, par exemple, on offrait pour les fiançailles "La Turquoise", une bague comportant une ou plusieurs lignes de toutes petites turquoises.

Le mot diamant vient du grec Adamas, signifiant indomptable/incassable. C'est la combinaison de la longévité du diamant, que l'on peut porter toute une vie sans usure apparente, et son symbolisme avec l'unité et la stabilité du mariage qui a rendu son utilisation incontournable.

Les premières bagues de fiançailles avec diamants pour les classes moyennes comportaient de très petits diamants, d'un à deux centièmes de carat. Dans les bijouteries situées dans les centres commerciaux, le prix moyen investi dans une bague de fiançailles se situe entre 300 € et 500 €, tandis que dans les bijouteries de centre-ville, le budget est un peu plus élevé.

Gravure ancienne représentant une bague de foi

L'effervescence des bijoux sous le Second Empire (1852-1870)

La seconde moitié du XIXe siècle, et en particulier le Second Empire (1852-1870), est une période d’effervescence culturelle et artistique. Mellerio, par exemple, a créé la pièce "Plume de Paon" commandée par l’impératrice Eugénie.

Le XIXe siècle voit l'industrie européenne et américaine prospérer, entraînant l'enrichissement de nouveaux hommes d'affaires et banquiers européens, qui viennent s’ajouter à l’ancienne aristocratie. Parallèlement se développent, à partir des années 1850, une période de paix et de croissance économique. Dès lors, les cercles sociaux affichent leur réussite, et le succès d’un homme d’affaires se mesure souvent au nombre de bijoux portés par son épouse. En Europe, les sociétés de cour, avec des monarques encourageant la splendeur, contribuent également à cette effervescence. Apparaissent alors la mode des bijoux Napoléon III.

La cour de France, sous le règne de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie de Montijo, en est le parfait exemple. Leur mariage en 1853 marque le début d’une période de bals, dîners et concerts somptueux. Des bijoux de la couronne de France, Napoléon III fait de nouvelles parures pour la nouvelle impératrice. Les bijoux Napoléon III présentent une grande diversité de styles.

Influences et styles des bijoux Napoléon III

En effet, la première moitié du XIXe siècle s’imprègne encore fortement du goût du XVIIIe siècle et de l’historicisme. L’impératrice Eugénie a exercé une influence considérable sur la mode et les bijoux de son temps. Connue pour son goût raffiné et son amour des bijoux anciens, notamment ceux du XVIIIe siècle, elle a contribué à populariser certains styles et matériaux, comme les perles fines et les diamants taille rose. On peut noter sur les deux tableaux ci-dessous, son goût prononcé pour les perles.

Les bijoux Napoléon III puisent leur inspiration dans diverses époques :

  • Le XVIIIe siècle (notamment le style Louis XVI, très apprécié par l’impératrice Eugénie, qui admirait Marie-Antoinette et s’inspira largement des motifs à rubans et guirlandes de la reine).
  • La Renaissance.
  • L’Antiquité (notamment à partir de 1862, lorsque Napoléon III rachète une partie de la joaillerie antique de l’importante collection Campana, exposée ensuite au Louvre, comprenant des pièces grecques, romaines et étrusques).
  • Même l’Orient.

L’or jaune est prédominant, souvent associé à l’or rose. L’argent est moins utilisé, sauf en combinaison avec l’or. De couleur, pour les bijoux sentimentaux ou noir pour les bijoux dits de deuil.

Les pierres précieuses les plus courantes sont les diamants (souvent taillés en rose), les perles fines (très à la mode), les émeraudes, les rubis, les saphirs et les grenats.

Motifs et types de bijoux populaires

Le naturalisme est très présent, avec des motifs floraux tels que les fleurs de jasmin, les feuilles de châtaignier, le lierre et les groseilles, ainsi que des motifs animaliers (oiseaux, insectes), témoignant d’un goût prononcé pour la nature.

Les camées, inspirés de l’Antiquité, sont très populaires.

Les femmes portaient des parures complètes, composées de diadèmes, colliers, boucles d’oreilles, bracelets et broches. Cependant, si les diadèmes étaient courants sous l’Empire, avec la défaite de 1870 et la IIIe République, ces bijoux deviennent trop ostentatoires.

Les broches étaient très populaires, souvent ornées de motifs complexes et de pierres précieuses.

Suite au décès du prince Albert en 1861, la mode des bijoux de deuil se répand.

Cette période voit également l’essor des bijoux de sentiment, offerts pour marquer les sentiments, ou bien d’objets symboliques, souvenirs d’une histoire personnelle entre deux amants. L’empereur Napoléon III lui-même était très friand de ces bijoux pour l’impératrice. Il lui offrit notamment des bijoux en trèfle en souvenir d’une promenade au Louvre avant leurs fiançailles.

Exemple de bijou Napoléon III avec motifs floraux et perles

Techniques de joaillerie et évolution des matériaux

Les techniques de joaillerie de l’époque sont très élaborées, avec un travail minutieux de l’or (ciselage, granulation, filigrane) et des sertissages complexes.

Les plus riches dames de la haute société aspiraient à porter des diamants, à l’instar de l’impératrice Eugénie. Or, on découvre de nouvelles mines en 1867 en Afrique du Sud, ce qui apporte de nouvelles pierres sur le marché. De plus, les nouveaux éclairages électriques magnifient l’éclat et la brillance de ces gemmes. Par ailleurs, les perles sont également à l’honneur, qu’elles soient noires, grises, blanches, rondes, poires ou gouttes.

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Comparaison avec les bijoux victoriens

L’appellation « bijoux Napoléon III » est principalement utilisée pour les créations joaillières françaises. Il va sans dire que les autres cours européennes et mondiales ont également eu leurs propres créations durant cette période. En Angleterre, les bijoux de cette époque sont appelés « bijoux victoriens » en souvenir de la reine Victoria, dont le règne s’étendit de 1837 à 1901. La période victorienne est donc plus longue : elle commence plus tôt et se termine plus tard que le Second Empire français.

Si les bijoux victoriens présentent des similitudes, les cours et les artistes s’influençant mutuellement, quelques spécificités sont à noter.

Spécificités des bijoux victoriens

  • C’est à la reine Victoria que l’on doit l’utilisation prononcée et répétée du noir dans la joaillerie. En effet, en 1861, elle devint veuve du prince Albert et décida dès lors de porter le deuil complet et de ne porter que du noir. Les perles étaient également portées en signe de deuil par les monarques anglais.
  • Le commerce anglais avec l’Inde permit l’importation de nombreux diamants, ce qui permit aux Anglais de se parer avec magnificence.
  • Cependant, à partir des années 1880, les bijoux devinrent plus simples, avec l’utilisation de grenats et d’or, souvent 9 carats. Ils se démocratisèrent et furent portés plus volontiers.
Photographie de bijoux victoriens en noir et or

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