La peridotite est une roche ignée ultramafique, principalement composée d'olivine et de pyroxène. Elle se distingue par sa faible teneur en silice et sa richesse en magnésium.
Une peridotite est définie comme une roche ignée contenant généralement plus de 40 % d'olivine, un minéral riche en magnésium et fer, souvent accompagné de pyroxène et parfois d'amphibole. Les peridotites sont généralement d'une couleur allant du vert sombre au noir, en raison de leur haute concentration en olivine. Elles sont souvent associées aux environnements du manteau terrestre et peuvent être trouvées dans des formations appelées ophiolites, qui sont des fragments de croûte océanique et de manteau exposés à la surface de la Terre. Les géologues s'intéressent beaucoup aux peridotites car elles fournissent des informations sur la composition et les processus internes de notre planète.
Caractéristiques importantes des péridotites
- Riche en magnésium
- Pauvre en silice
- Souvent présente dans le manteau supérieur de la Terre
- Associée aux formations ophiolitiques
Par exemple, la harzburgite, une variété de peridotite, se distingue par sa composition en olivine et en pyroxène orthopyroxène, souvent à peu près égale en proportions.
Les peridotites peuvent également subir une série de transformations métamorphiques et tectoniques. Un exemple de cela est le processus de serpentinisation, où la roche réagit avec de l'eau pour former de la serpentine, une autre roche métamorphique. Ce processus est typique des zones de subduction, où des roches du manteau sont poussées vers la surface. Dans certaines régions, la serpentinisation peut également être associée à des dépôts minéraux utiles, tels que des dépôts de nickel et de chrome.

Composition Chimique de la Peridotite
La composition chimique des peridotites est dominée par des minéraux riches en magnésium et en fer. Par leur structure, elles offrent un aperçu fascinant de ce qui constitue le manteau terrestre. Les peridotites sont principalement composées de deux minéraux clés : l'olivine et le pyroxène, auxquels peuvent s'ajouter d'autres minéraux en moindre quantité.
Éléments Présents dans les Peridotites
- Olivine : Souvent composée de (Mg,Fe)2SiO4, l'olivine est le principal constituant des peridotites et leur confère souvent leur couleur verte.
- Pyroxène : Les pyroxènes peuvent être subdivisés en clinopyroxène et orthopyroxène, chacun ayant des compositions chimiques légèrement différentes.
- Spinelle : Un minéral accessoire présent dans certaines variétés de peridotites.
- Amphibole : Parfois présente, surtout dans les peridotites altérées ou à proximité de contacts tectoniques.
Par exemple, si vous examinez une peridotite appelée lherzolite, vous trouverez une combinaison d'olivine, clinopyroxène et orthopyroxène, ce qui en fait l'une des peridotites les plus fréquentes dans le manteau supérieur.
Le pyroxène est défini comme un groupe de silicates enchaînés contenant généralement du magnésium, du fer et du calcium.
La distinction entre les différents types de peridotites se fait principalement par les proportions relatives de ces minéraux. Par exemple, la wehrlite est une autre variété de peridotite, caractérisée par une abondance accrue de clinopyroxène par rapport aux orthopyroxènes. Dans le contexte géologique, comprendre ces subtiles variations permet aux géologues de tirer des conclusions sur les processus thermiques et dynamiques du manteau terrestre. Ces différences de composition affectent également la densité et les propriétés physiques des roches, influençant notamment comment elles réagissent dans des environnements de haute pression et température.
Les peridotites peuvent aussi contenir de petites quantités de minéraux hydratés résultant de processus métasomatiques, ajoutant encore plus de complexité à leur analyse.
Formation de la Peridotite
La formation des peridotites est intimement liée aux processus géologiques qui se déroulent dans le manteau terrestre. Ces roches ultramafiques se forment à partir de masses magmatiques à haute pression et sont souvent associées à l'activité tectonique.
Les peridotites peuvent émerger à la surface lors de mouvements tectoniques ou éclater à travers des cheminées volcaniques. Leur formation est souvent observée dans des rifts de dorsale médio-océanique ou dans des zones de subduction où le manteau supérieur est exposé.
Conditions de Formation
- Températures élevées allant de 600 à 1300 degrés Celsius.
- Pressions élevées associées aux grandes profondeurs du manteau terrestre.
- Présence de mélanges magmatiques riches en magnésium et fer.
Ces conditions permettent à l'olivine et au pyroxène, les constituants majeurs des peridotites, de cristalliser. L'absence de silice réduit également la formation de quartz, ce qui influence la composition chimique unique des peridotites.
Un exemple important est la formation de zones de fracture ophiolitiques, où des segments de croûte océanique et de manteau supérieur sont transportés vers des marges continentales. Ces zones fournissent une fenêtre géologique unique sur la composition et les processus du manteau.
Une approche fascinante pour étudier la formation des peridotites est l'analyse des inclusions de minéraux dans les diamants. Ces inclusions peuvent fournir des informations sur les conditions de pression et de température présentes lors de la formation des diamants, qui se produit dans le manteau à des profondeurs similaires à celles des peridotites. Ces analyses révèlent souvent que certaines peridotites peuvent contenir des traces d'autres minéraux comme les grenats, reflétant des conditions plus variées que celles observées à la surface.
Saviez-vous que certaines rhodiées ocellées sont associées à des intrusions de type péridotitique dans des zones anciennement volcaniques ? Cette formation particulière est souvent recherchée pour l'étude des fluides volcaniques anciens.
fusion partielle de la péridotite
Utilisation de la Peridotite en Géologie
La peridotite joue un rôle crucial en géologie, non seulement en tant que source d'information sur la composition du manteau terrestre, mais aussi par son application dans divers processus géologiques et industriels. Elle est souvent utilisée pour étudier les interactions entre la croûte terrestre et le manteau, ainsi que pour explorer des ressources minérales spécifiques.
En géologie, les peridotites servent à modéliser les comportements thermiques et mécaniques du manteau supérieur. Elles sont aussi étudiées dans le contexte des systèmes de subduction et des dorsales médio-océaniques, où elles jouent un rôle dans la genèse des magmas basaltiques.
Roche Peridotite et Ses Caractéristiques
Les peridotites se distinguent par plusieurs caractéristiques uniques qui les rendent particulièrement intéressantes pour les géologues :
- Faible teneur en silice mais riche en magnésium.
- Couleur dominante variant du vert au noir.
- Présence typique dans les ophiolites et les manteaux tectoniques exposés.
- Possibilité de contenir des minéraux précieux.
Dans le cadre des processus métamorphiques, les peridotites peuvent se transformer en serpentinites. Ce processus est d'une importance particulière dans les études des zones de subduction, où les interactions entre l'eau et le manteau solide forment de nouvelles structures minérales.
La serpentinite est une roche métamorphique issue de l'altération hydrothermale des peridotites, riche en minéraux du groupe de la serpentine.
Par exemple, les peridotites trouvées dans certaines régions alpines sont souvent étudiées pour comprendre la dynamique de la collision tectonique qui a conduit à la formation de ces montagnes.
Les peridotites peuvent contenir des diamants à certaines conditions de température et pression, faisant de certaines zones des cibles pour l'exploration minière.
Dans certaines régions volcaniques, la présence de kimberlites - cheminées volcaniques riches en peridotites - offre une précieuse information sur la chimie profonde de la Terre. Ces structures permettent l'ascension rapide de magmas du manteau, souvent porteurs de précieuses indications géologiques.
Les études modernes se servent de techniques telles que la spectrométrie de masse pour analyser la composition isotopique des peridotites, offrant des indices sur l'évolution chimique de la Terre au fil des millénaires.

L'Olivine : Composant Clé de la Peridotite
Les péridotites sont des roches ultramafiques riches en olivine et pyroxène, avec une teneur élevée en fer et magnésium. Elles forment la majeure partie du manteau terrestre.
Les péridotites se forment dans le manteau terrestre par cristallisation des magmas riches en olivine. Lors de la tectonique des plaques, elles peuvent être transportées à la surface par des processus tels que le point chaud ou la subduction. Elles apparaissent souvent dans les zones de dorsales océaniques et des ophiolites.
La Peridotite dans le Contexte Géologique
Les péridotites sont économiquement importantes pour leurs gisements de métaux précieux comme le platine et le nickel. Les péridotites contiennent principalement des minéraux tels que l'olivine et le pyroxène.
L'olivine est utilisée dans la joaillerie sous le nom de péridot. Les péridotites sont des roches ultramafiques qui constituent une grande partie du manteau terrestre.
Les péridots tiennent une place essentielle dans la minéralogie du manteau terrestre (péridotites) et dans les phénomènes liés au volcanisme basique (basaltes). Ce sont, dans leur immense majorité, des nésosilicates de fer et de magnésium (olivines), mais des minéraux plus rares, contenant, en proportions variables, du nickel, du manganèse, du plomb, du calcium, font aussi partie de cette famille, ainsi qu'un grand nombre de silicates dont on a réussi la synthèse.
Tous ces minéraux se caractérisent par une densité élevée, par une symétrie orthorhombique et par l'existence de nombreux types de solutions solides.
La structure du péridot magnésien (forstérite) consiste en des tétraèdres [SiO4] n'ayant aucun sommet commun (nésosilicates), qui sont réunis par des ions Mg2+ situés eux-mêmes aux centres d'octaèdres [MgO6], ce qui correspond à la formule Mg2SiO4. Tous les atomes d'oxygène sont disposés dans des plans parallèles au clivage (100), et ils ont un arrangement très proche de l'empilement hexagonal compact. La symétrie est orthorhombique, car les tétraèdres pointent alternativement vers le haut et le bas, et les atomes de magnésium occupent deux types de site cristallographiquement différents.
La structure est analogue pour tous les composés de formule générale M2SiO4, dans laquelle M représente un cation divalent susceptible de posséder la coordinence 6.
La Série des Olivines
Les olivines, qui tirent leur nom de leur coloration jaune verdâtre (exploitées dans les variétés gemmes), constituent une série continue entre le pôle magnésien Mg2SiO4 et le pôle ferrifère Fe2SiO4. Les pétrographes y distinguent, suivant les valeurs croissantes du rapport Fe/Fe + Mg : forstérite (0-10), chrysolite (10-30), hyalosidérite (30-50), hortonolite (50-70), ferrohortonolite (70-90) et fayalite (90-100).
Il s'agit d'un exemple typique de série isomorphe, dans laquelle les propriétés physiques varient linéairement en fonction du taux de substitution. Les différences de poids atomique (Mg = 24, Fe = 56) entraînent, par contre, un effet inverse sur la densité, ainsi que sur les propriétés optiques.
Cristaux rares, parfois centimétriques, prismes plus ou moins aplatis. Généralement en agrégats, masses grenues ou en grains disséminés. Cassure conchoïdale. Couleur vert olive, jaune, brunâtre. On désigne sous le nom de péridot les qualités transparentes utilisées comme gemmes. La forstérite est rare, couleur gris, la fayalite, exceptionnelle en cristaux, est noir verdâtre à noir.
Dans les olivines naturelles, on rencontre, en petites quantités, Ca (de 10 à 100 ppm), Mn, Cr (100 à 500 ppm) et surtout Ni (1 000 à 5 000 ppm). Ces éléments étrangers n'entraînent que de faibles écarts par rapport au système Mg2SiO4-Fe2SiO4 et l'on peut déterminer, par les rayons X ou les méthodes optiques, la composition de ces minéraux avec une précision de 2 à 3 p. 100, ce qui est assez exceptionnel en pétrographie.
Il existe aussi des séries continues entre la fayalite et la téphroïte Mn2SiO4 (Mn = 0,080 nm), et entre la forstérite et le composé Ni2SiO4 (Ni = 0,069 nm).

Personnalités et Institutions Associées
Le géologue français Gabriel Daubrée, né à Metz et mort à Paris, a joué un rôle dans l'étude des phénomènes calorifiques du globe terrestre. Après la soutenance de sa thèse, il a enseigné la géologie à la faculté des sciences à Strasbourg. Ses premières recherches portaient surtout sur des problèmes de métallogénie.
Le péridot est très anciennement connu. On y distingue trois nuances de vert : vert-jaune à jaune-vert (chrysolite) ; vert olive (olivine) ; vert mousse (péridot stricto sensu).