L'histoire de l'orfèvrerie et de la bijouterie est marquée par une évolution constante, ponctuée de périodes de croissance, de succès financiers, mais aussi de difficultés économiques. Initialement, le quartier de l'orfèvrerie était le lieu où la noblesse achetait des bijoux luxueux et des articles en argent massif. Avec le temps, certains artisans sont devenus fournisseurs attitrés du roi et de sa cour, recevant des commandes prestigieuses qui récompensaient leur talent. Parallèlement, cette activité a attiré artisans et petites industries, mais l'émergence de grandes entreprises a souvent conduit les petits ateliers à fermer leurs portes.
Les ateliers d'orfèvrerie et de bijouterie ont connu des moments de fortune et des périodes de problèmes financiers tout au long de leur existence. À la retraite d'un propriétaire, lors d'une liquidation volontaire de société, ou suite à une faillite, les entreprises en difficulté étaient souvent reprises par des concurrents. Ces derniers acquéraient alors les croquis des modèles, les moules, les outillages et les machines, ou bien l'intégralité de l'inventaire était vendu publiquement et se dispersait sans laisser de traces.
Actuellement, seules quelques grandes maisons parisiennes ont survécu, parmi lesquelles figurent Odiot, Puiforcat et Lapparra. Cette étude vise à offrir une vue d'ensemble chronologique de la manière dont les maisons d'orfèvrerie et de joaillerie se sont succédé aux 19e et 20e siècles. Les organigrammes présentés en fin d'article clarifient les successions complexes et parfois tortueuses des ateliers et maisons d'orfèvrerie et de bijouterie.
Les Acteurs Majeurs de l'Orfèvrerie Parisienne
Boulenger
L'entreprise d'orfèvrerie Boulenger a été fondée à Paris en 1810 par M. Boulenger-Hautin sous le nom de Hautin. En 1869 et 1871, Adolphe Boulenger fit construire une usine à Créteil, qui employait 60 ouvriers en 1902. À sa mort en 1898, son fils Charles Boulenger lui succéda.
Paul Canaux
Paul Canaux, fabricant bijoutier et orfèvre, successeur de l'argenteur Joseph Mégemond, s'installa au 30 rue des Francs-Bourgeois à Paris. Il insculpa son poinçon le 9 août 1888, basé sur celui de Mégemond, reprenant le symbole d'une enclume. Il fabriquait de l'argenterie de table, des services à thé, des pièces maîtresses et des services de table. Paul Canaux & Cie, toujours fabricant bijoutier et orfèvre, était installé au 30 boulevard Malesherbes avant de déménager vers 1889 au 127 rue de Turenne. Le poinçon "J-une enclume-M" de Joseph Mégemond fut biffé le 2 août 1888. L'activité de Joseph Mégemond et Charles Deneux était située au 2 passage des Petites Écuries à Paris.
Joseph Mégemond et Charles Deneux
L'activité de Joseph Mégemond et Charles Deneux était située au 2 passage des Petites Écuries à Paris. Le poinçon de Mégemond fut biffé le 2 août 1888, suite à l'obtention d'une médaille d'or (prix d'excellence) en 1887. Le bureau de garantie nota que le 2 août 1888, monsieur Mégemond s'était présenté personnellement mais ne pouvait pas présenter son poinçon pour le biffage.
François-Alphonse Debain
François-Alphonse Debain s'installa au 140 rue du Temple et insculpa son poinçon "une nacelle et deux petits bonshommes" le 15 janvier 1847, qu'il renouvela le 19 juillet 1851. Son poinçon fut biffé le 27 mai 1864. Son fils, Alphonse-Édouard Debain, lui succéda, reprit le même symbole et s'associa avec Louis-Frédéric Flamant, travaillant sous le nom de Debain & Flamant.
Charles Bertrand Murat
Charles Bertrand Murat, né le 1er avril 1818 à Toulouse, débuta sa carrière en créant une usine de bijoux en doublé (articles plaqué or). Murat & Cie, fabricant bijoutier, situé au 62 rue des Archives, insculpa ses poinçons le 3 juillet 1884 et le 20 août 1884. Jacques Louis Georges, fils aîné de Charles Murat, né le 16 décembre 1851 à Paris et décédé le 24 décembre 1918, poursuivit la carrière de son père en tant qu'industriel en bijouterie et homme politique. Jacques-Louis-Georges Murat fut fait chevalier de la Légion d'Honneur à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1900 à Paris, dont il fut membre du jury. La veuve Julia Rosselot transmit l'entreprise à ses neveux après sa mort en 1918.
E. Caron & G. Olier
L'orfèvre E. Caron s'associa avec G. Olier en 1910. Caron succéda à l'entreprise de Henri Soufflot, qui lui-même succéda à Henri Chenaillier. G. Olier & E. Caron, orfèvres, s'installèrent au 39 rue de Turbigo à Paris et insculpèrent leur poinçon le 15 novembre 1910, qui fut biffé le 1er mai 1936. La maison Olier & Caron jouissait d'une réputation aussi prestigieuse que celle de Puiforcat, remportant un grand prix à l'Exposition Coloniale à Paris en 1931 et à l'Exposition Universelle à Bruxelles en 1935. Un document daté du 5 novembre 1938 mentionne E. Caron.
Maison Odiot
La maison Odiot fut fondée en 1690 et acquit sa renommée avec Jean-Baptiste-Gaspard Odiot, qui devint maître en 1720. Son fils, Jean-Baptiste-Claude Odiot (1763-1850), obtint sa maîtrise le 17 décembre 1785 et devint rapidement fournisseur attitré de l'empereur Napoléon Bonaparte. Lors de sa retraite en 1823, son fils Charles-Nicolas reprit la société. Charles-Nicolas Odiot (1789-1868) succéda à son père et devint fournisseur attitré du roi Louis-Philippe et de la famille d'Orléans. Son fils, Jean-Baptiste-Gustave Odiot, installé au 72 rue Basse-du-Rempart, insculpa son poinçon le 31 octobre 1865, qui fut biffé le 14 avril 1894. Entre 1894 et 1906, la société fut constituée par Gustave Odiot, Émile Prévost et Paul Édouard Récipon, et le poinçon devint "PRCie". La succession fut assurée en 1902 par Louis Victor Tabouret, marié à la fille d'Émile Puiforcat.
Hermès
La maison de couture Hermès fut fondée en 1837 par Thierry Hermès. Hermès débuta avec un petit atelier à Paris, créant des attelages luxueux pour les calèches de la noblesse européenne. Le fils de Thierry Hermès, Charles Émile, succéda à son père et installa la boutique en 1880 au 24 faubourg Saint-Honoré, un emplacement qui reste inchangé à ce jour. Avec l'aide de ses fils Adolphe et Émile Maurice, Charles Émile développa l'entreprise avec des succursales en Afrique du Nord, en Asie et en Amérique.
Cottat, Lenain, Collet, Escroignard, Armand Gross et Ferry
La compagnie reprenait des modèles de Cottat, Lenain, Collet, Escroignard, Armand Gross et Ferry, ainsi que de la coutellerie de A. Debain et Murat. L'usine était située au 143 rue Michel-Bizot.
Pierre-Benoît Lorillon
L'entreprise de l'orfèvre Pierre-Benoît Lorillon, fondée avant la Révolution Française, était située au 181 rue Saint-Martin à Paris. Son premier poinçon fut insculpé le 26 avril 1788, le deuxième le 17 novembre 1825, le troisième le 8 avril 1826 et enfin le dernier le 6 juillet 1830. Le deuxième et le troisième poinçon furent biffés le 5 juillet 1830, et le quatrième poinçon le 3 janvier 1839.
Henri-Louis Chenaillier
Henri-Louis Chenaillier, orfèvre, était installé au 277 rue Saint-Martin à Paris. Son poinçon fut biffé à sa mort le 11 juin 1859. Antoine Félix Desreux reprit l'atelier au 56 rue Meslay de la veuve Chenaillier et insculpa son poinçon le 11 mars 1862.
Henri Chenaillier (fabricant orfèvre)
Henri Chenaillier, fabricant orfèvre, était installé au 56 rue Meslay à Paris et plus tard au 89 rue de Turbigo à Paris. Il insculpa son poinçon en 1867, qui fut biffé le 12 avril 1884.
Thomas & Hénin
Les orfèvres cuilleristes Thomas & Hénin s'associèrent et s'installèrent au 77 rue des Archives. Ils insculpèrent leur poinçon "un bouton de rose, les lettres TH et une étoile" au bureau de garantie le 4 octobre 1861. Hénin & Fils enregistrèrent leur poinçon "un bouton de rose au-dessus et une étoile au-dessous des lettres HFS" le 13 août 1872. L'association de Vivier et Hénin se confirma par l'insculpation du poinçon "un bouton de rose HV et une étoile" le 3 juillet 1891. Vers 1974, la Maison Hénin était tenue par Monsieur Thivans, époux de Madeleine Hénin, fille et héritière de Hénin Père. Suite à des problèmes de trésorerie, l'entreprise fit faillite, et tout le matériel, les modèles, les matrices et les croquis furent mis en vente et dispersés.
Antoine Lapparra
Antoine Lapparra (né le 27 avril 1857) fonda sa maison en 1893. Initialement située au 3 rue de la Perle, elle déménagea en 1900 au 157 rue du Temple. Il insculpa son poinçon "un rat et les initiales AL" le 19 avril 1895. Son prédécesseur était Eugène Queillé. En 1902, il s'associa avec Georges Gabriel pour former la société Lapparra et Gabriel. Le poinçon était composé d'un rat et des lettres LG et fut insculpé le 12 août 1902. La société se dissolut le 28 janvier 1924. Henri, le neveu d'Antoine, reprit la maison à partir du 27 décembre 1923 et insculpa son poinçon "un rat et les initiales HL" à la même date. La maison Lapparra fut reprise par les frères Souche le 30 avril 1960 sous le nom Souche-Lapparra, qui insculpèrent un poinçon "une souche d'arbre entre les lettres SL".
Antoine-Vital Cardeilhac
La coutellerie et orfèvrerie fut établie par Antoine-Vital Cardeilhac en 1804 et localisée au 4 rue du Roule. Il enregistra des poinçons en 1817, 1820 et le 20 juin 1829. Le symbole était "une croix de la Légion d'Honneur couronnée et un croissant au-dessous". La maison fut dirigée de 1851 à 1885 par son fils Armand-Édouard. En 1885, Ernest Cardeilhac, son petit-fils, reprit la direction de la maison, spécialisée dans l'orfèvrerie en or et en argent.
Charles Christofle
Charles Christofle (1805-1863), bijoutier, fonda la société Christofle en 1830 et déposa en 1832 son poinçon de maître. Il devint également orfèvre pour des clients prestigieux comme le Mexique ou le Tsar de Russie. Les ateliers Christofle se trouvaient d'abord à Paris, puis la fabrication des couverts et des objets en métal argenté fut établie dans une nouvelle usine construite entre 1874 et 1876 à Saint-Denis. L'entreprise Christofle acheta en 1888 le brevet et la manufacture pour la fabrication de l'argenterie Alfénide. En 1932, la société fut reprise par Tony Bouilhet (1897-1984) et en 1968 par son fils Albert Bouilhet. En 1951, la maison Christofle racheta la maison Cardeilhac.
Pierre-François Queillé I, II et Eugène Queillé
Le poinçon "une rame antique entre les initiales PQ" resta inchangé, à part quelques petites différences, durant toute la durée de l'entreprise. Le cuilleriste Pierre-François Queillé I enregistra son poinçon en 1808 et continua son activité jusqu'en 1834. Pierre-François Queillé II, un coutelier installé au 70 faubourg Montmartre, enregistra son estampe le 23 octobre 1834. Le poinçon fut biffé le 27 novembre 1846. Eugène Queillé, orfèvre, reprit l'atelier, s'installa au 8 Petite rue Saint-Roch-Poissonnière, et enregistra son poinçon le 11 février 1847.
François Laslier
Installé au 380 rue Saint-Denis à Paris, l'orfèvre François Laslier fabriquait des couverts et services de table de grande qualité. Il enregistra son poinçon le 7 juillet 1836, qui fut biffé le 11 février 1848. À cette même date, il enregistra le même poinçon qui fut biffé le 4 mars 1858, marquant la fin de son entreprise. À cette époque, son entreprise fut achetée par Puiforcat, qui conserva certains de ses modèles afin de poursuivre leur production.
Philippe Berthier
L'atelier de Philippe Berthier, orfèvre prolifique du Second Empire, était situé au début de son activité au 23 rue aux Ours, puis au 63 passage Beaufort et finalement au 21 rue Quincampoix. Il insculpa son premier poinçon "P un puits de jardin B" le 1er juin 1841; le poinçon fut biffé le 28 juin 1845. Un nouveau poinçon fut insculpé le 20 juin 1851. Il utilisa également le poinçon "une bécasse" de Philippe Berthier pour son propre poinçon.

L'Orfèvrerie : Un Métier d'Art et de Tradition
L'orfèvre est un artisan et marchand qui fabrique et vend des objets d'orfèvrerie, c'est-à-dire des ouvrages d'or, d'argent, de platine ou de tout métal précieux. Ce métier, qui existe partout dans le monde, remonte à la Préhistoire. Le terme "orfèvre" trouve son origine dans le vieux bas francique "gold" (or) et "smid" (forgeron), un calque de l'anglais "goldsmith" et de l'allemand "Goldschmied". Le latin utilisait "aurifex" (génitif aurificis) pour désigner l'orfèvre, terme qui a survécu dans le sud de la France, en Italie et dans la péninsule ibérique.
L'orfèvrerie désigne le travail des métaux précieux, principalement l'or et l'argent. Ce travail implique plusieurs spécialités :
- Le planeur effectue la mise en forme d'une pièce.
- Le tourneur-repousseur façonne les pièces à l'aide d'un tour.
- Le ciseleur réalise les détails sur la pièce en utilisant une technique de repoussage du métal, la ciselure. Cette opération, appliquée sur des pièces planées ou tournées, leur confère leurs détails et ornements. Le ciseleur retravaille également les pièces de fonderie.
- Le monteur assemble les différentes pièces constituant l'objet, en se concentrant sur les techniques de soudure et la finition extérieure.
La restauration d'orfèvrerie fait appel à diverses techniques pour redonner aux pièces leur éclat d'origine. Le travail de l'orfèvre comprend le planage, le montage et le polissage, mais aussi des découpes, des moulages, des brasures ou de la ciselure.
Le travail des métaux précieux est soumis à une réglementation stricte visant à garantir la valeur du métal contenu dans les ouvrages. La vérification du taux de métal précieux entraîne l'apposition d'un poinçon de contrôle. L'orfèvre appose également son propre poinçon d'identification sur la pièce fabriquée. Depuis le 12 décembre 2003, le métier d'orfèvre est officiellement reconnu comme un métier d'artisanat d'art.

L'Évolution de l'Orfèvrerie en France et les Techniques Modernes
L'orfèvrerie s'est particulièrement développée à Paris dès le 18ème siècle. Parallèlement, la technique d'argenture par galvanoplastie a été mise au point. En 1895, les orfèvres SAGLIER, RAVINET, D’ENFER et L’EPINE décidèrent de s'allier pour créer une fabrication commune de couverts de table et de petites pièces d'orfèvrerie, donnant naissance à la Société des Couverts de Mouroux.
Les années 1960 ont marqué le début d'un déclin pour le secteur, et à partir des années 1980/1985, de nombreux orfèvres ont disparu ou rencontré des difficultés. En 1987, Couverts de Mouroux a racheté un de ses clients, la Société Française d’Alliage des Métaux, créée en 1894 à Méru dans l'Oise, ce qui lui a permis de s'implanter dans le domaine des produits argentés finis destinés aux boutiques d'arts de la table et aux bijoutiers. En 1993, COUVERTS DE MOUROUX disposait de deux centres de production : Mouroux et Darney. Les équipements et les locaux étant les plus adaptés, la production d'orfèvrerie fut ramenée de Mouroux à Darney, regroupant ainsi deux longues traditions.
En 1999, la société Orfèvrerie Ed. DEETJEN, créée en 1845 et cliente de Couverts de Mouroux, fut rachetée. Elle était située à Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg. En 2000, la société ORFEVRERIE DE FRANCE, importante cliente de la Société des Couverts de Mouroux, fut également rachetée.
La légende historique raconte que la réutilisation des cerclages métalliques utilisés pour les ballots de coton destinés aux filatures des Vosges serait à l'origine de la fabrication des couverts à Darney. Située à proximité de Contrexéville et Vittel, Darney bénéficiait de la force motrice de la Saône et d'une abondance de bois. Des forges étaient déjà installées dans la région. La première usine de couverts y fut créée en 1810. En 1828, pas moins de douze fabriques y étaient dénombrées, employant 397 ouvriers et produisant 4 172 000 couverts par an. La production consistait alors en couverts en fer battu et acier étamé. La renommée de Darney était importante dans toute l'Europe. CLAUDE-CLAUDEL et CLAUDE-AULON participèrent à de nombreuses expositions industrielles à Paris, Londres, Anvers, et obtinrent de nombreux prix. En 1865 fut créée la société CLAUDE ET DEFRAIN. Seule cette dernière, devenue FABRIQUE DE COUVERTS DE DARNEY (filiale de Sté A. BERTIN), résista à une concurrence étrangère plus compétitive.
L'Argenture par Galvanoplastie
La technique d'argenture par galvanoplastie, une forme de dorure et d'argenture électrolytique, a été inventée par le chimiste italien Luigi V. Brugnatelli en 1805. Elle permet de déposer une fine couche de métal précieux sur la surface d'un métal de base par électrodéposition. Cette méthode, développée dès 1840, a révolutionné la production d'objets plaqués argent. Des termes comme E.P.N.S. (Electro-Plated Nickel Silver) sont des noms communs attribués aux articles en plaqué argent.

Les Poinçons d'Orfèvrerie : Identification et Réglementation
Sous l'Ancien Régime, de 1674 à 1797, le poinçon de maître comportait les initiales de l'orfèvre ainsi que des ornements tels que des points, une couronne ou une fleur de lys, variant selon les orfèvres, les années et les jurandes (communautés d'orfèvres contrôlant les titres de métaux précieux et la qualité des ouvrages). Après la Révolution, avec la loi du 9 novembre 1797, le poinçon d'orfèvre prit la forme d'un losange.
Malheureusement, il est aujourd'hui difficile de retrouver l'intégralité de ces informations pour chaque orfèvre. C'est pourquoi il est apparu pertinent d'établir un guide des orfèvres avec leurs poinçons de maître et le maximum d'informations les concernant. Ce guide s'étoffe au fil des acquisitions et peut être enrichi par les contributions des passionnés.
Le poinçon est essentiel pour identifier l'origine et l'âge de chaque pièce d'orfèvrerie.